Le MSV Faize Noore Oliya a sombré après avoir été touché par un projectile au large des côtes yéménites. Les 14 membres d’équipage ont été secourus sains et saufs.
Le navire battant pavillon indien MSV Faize Noore Oliya a chaviré et coulé à la suite d’une frappe par projectile au large du Yémen. Les 14 personnes à bord ont pu être secourues, dont 13 ressortissants indiens, a annoncé le ministre indien des Transports maritimes, Sarbananda Sonowal.
Ce dernier a condamné ce qu’il a qualifié d’« attaque non provoquée » et s’est engagé à prendre des mesures pour garantir la sécurité des marins dans la région. L’identité des auteurs de la frappe n’a pas été établie avec certitude.
Le ministère yéménite des Transports, rattaché au gouvernement reconnu internationalement et soutenu par l’Arabie saoudite, a accusé les Houthis, soutenus par l’Iran, d’avoir mené l’attaque au moyen d’un bateau chargé d’explosifs, selon Reuters. Le mouvement n’a pas commenté l’incident.
Le ministère indien des Affaires étrangères a publié un communiqué qualifiant les attaques contre la navigation commerciale dans la région de « profondément préoccupantes ». « Le ciblage de la navigation commerciale dans la région doit cesser, et la libre circulation sans entrave à travers les voies maritimes internationales, conformément au droit international, doit être rétablie au plus tôt », a déclaré le ministère.
Cet incident survient dans un contexte de multiplication des attaques en mer Rouge depuis que l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz en février, à la suite de frappes américaines et israéliennes. Certains pétroliers avaient alors emprunté cette route alternative, mais les Houthis ont annoncé le 20 juillet un blocus des ports saoudiens en mer Rouge, rendant cet itinéraire lui aussi périlleux.
L’agence britannique UK Maritime Trade Operations a signalé plusieurs attaques contre des navires dans la région au cours de la semaine écoulée. Malgré ce contexte tendu, les prix du pétrole ont reculé à leur plus bas niveau en trois semaines mardi, après que des responsables américains ont laissé entrevoir la possibilité d’un accord avec Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
En juin, Washington et Téhéran avaient conclu un mémorandum d’entente en 14 points prévoyant la cessation des opérations militaires et la réouverture du détroit, ainsi qu’un accord de paix dans les soixante jours suivants. Trois semaines après la signature, Donald Trump avait déclaré le cessez-le-feu « terminé » après de nouvelles attaques iraniennes. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a indiqué mardi que les discussions progressaient et qu’un accord pourrait être conclu dès cette semaine. L’Iran, de son côté, affirme ne pas négocier directement avec les États-Unis et conduire ses échanges par l’intermédiaire d’Oman.
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