Un drone ukrainien frappe une raffinerie stratégique près de Moscou et accentue la pression sur le secteur énergétique russe
Un drone ukrainien frappe une raffinerie stratégique près de Moscou et accentue la pression sur le secteur énergétique russe

Une attaque de drone ukrainien a provoqué un incendie dans l’une des plus importantes raffineries de pétrole de la région de Moscou, illustrant l’intensification de la campagne menée par Kiev contre les infrastructures énergétiques russes. L’incident survient alors que plusieurs régions du pays connaissent déjà des difficultés d’approvisionnement en carburant.

Selon les autorités locales, le drone a endommagé une installation de la raffinerie exploitée par Gazprom Neft. Un incendie s’est déclaré sur le site avant d’être rapidement maîtrisé par les services d’urgence. Ces derniers ont indiqué que la production n’avait pas été interrompue malgré les dégâts causés à l’infrastructure.

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a confirmé qu’une installation de la raffinerie avait été touchée, sans fournir davantage de détails. L’usine, déjà visée à plusieurs reprises depuis le début du conflit, est considérée comme la plus grande raffinerie de la région de Moscou.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la cible se trouvait à environ 500 kilomètres du territoire ukrainien, estimant que cette frappe démontrait les capacités de longue portée de l’armée ukrainienne. Sur le réseau social X, il a présenté l’attaque comme une réponse aux bombardements russes et à la poursuite de la guerre.

Depuis le début de l’année 2026, les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes se sont multipliées. Selon des données officielles et des analyses relayées par Reuters, le nombre d’attaques a doublé par rapport à la période précédente, provoquant des arrêts partiels ou complets de certaines installations et une baisse de la production d’essence, de diesel et de kérosène.

La raffinerie visée a traité 11,6 millions de tonnes de pétrole en 2024, produisant notamment 2,9 millions de tonnes d’essence et 3,2 millions de tonnes de diesel. Dans le même temps, le groupe pétrolier Tatneft a annoncé la mise en place de plafonds d’achat de carburant à l’échelle nationale, signe des tensions croissantes qui affectent le marché russe.

Alors que les autorités russes continuent de qualifier les perturbations observées dans plusieurs régions de simples difficultés locales, l’accumulation des attaques contre les infrastructures énergétiques semble peser de plus en plus sur l’approvisionnement en carburant et sur un secteur essentiel au financement de l’effort de guerre de Moscou.

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