C’est un vote historique pour le Liban et pour le Moyen-Orient. Le Parlement libanais a adopté, mardi 11 août, l’abolition de la peine de mort, faisant du pays le premier de la région à supprimer la peine capitale de sa législation. Le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, a lui-même qualifié cette décision d’« historique ».
Derrière cette avancée historique, plusieurs parlementaires libanais ont porté le combat jusqu’à l’Assemblée : Élias Hankach, Oussama Saad, Paula Yacoubian, Georges Okeis, Faysal El-Sayegh, Halima El-Kaakour et Michel Douaihy. Des élus issus de sensibilités politiques différentes, réunis autour d’un même objectif : faire disparaître définitivement la peine capitale de la législation libanaise.
Cette réforme vient inscrire dans la loi une évolution déjà ancienne dans les faits. Le Liban n’avait procédé à aucune exécution depuis 2004, tout en conservant jusqu’à présent la peine capitale dans son arsenal juridique et la possibilité pour les tribunaux de prononcer des condamnations à mort. Le vote du Parlement transforme ainsi ce moratoire de fait, qui durait depuis plus de vingt ans, en une abolition légale.
Le texte avait fait l’objet de plusieurs mois de travaux parlementaires. Approuvé dans son principe par la Commission des droits de l’homme en février 2026, puis examiné par la Commission de l’administration et de la justice, il avait franchi une nouvelle étape en juillet avant d’arriver devant la Chambre. Un premier vote avait été empêché le mois dernier par la perte du quorum. Son adoption définitive ce mardi marque donc un tournant majeur dans l’histoire juridique libanaise et fait du Liban un précurseur régional sur la question de la peine capitale.
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