Il a placé son pontificat sous le signe de la paix. Mais c’est bien la guerre qui se poursuit dans la bande de Gaza où la situation « est de plus en plus préoccupante et douloureuse », a déploré ce mercredi le pape Léon XIV. Lors de son audience générale hebdomadaire en public place Saint-Pierre, la première depuis son élection, le pape a lancé un « appel pressant » à laisser entrer « une aide humanitaire décente » à Gaza et à « mettre fin aux hostilités », « dont le prix atroce est payé par les enfants, les personnes âgées et les malades ».
Cet appel du pape intervient alors que l’ONG Médecins sans frontières a accusé mercredi Israël de ne laisser entrer à Gaza qu’une aide « ridiculement insuffisante » face aux besoins du territoire, seulement pour ne pas être accusé « de famine imposée à la population ».
Une centaine de camions autorisés depuis lundi
L’aide autorisée dans la bande de Gaza, une centaine de camions depuis lundi selon les autorités israéliennes, « n’est qu’un écran de fumée », selon MSF, alors que le siège, qu’Israël a imposé à Gaza début mars pour forcer le Hamas à libérer les otages qu’il détient encore, « se poursuit ».
Le 11 mai, le pape s’était déjà dit « profondément attristé par ce qui se passe dans la bande de Gaza », et avait appelé à ce « que les hostilités cessent immédiatement, que de l’aide humanitaire soit apportée à la population civile épuisée et que tous les otages soient libérés ».