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Miss Universe 2026 : six pays asiatiques menacés d’exclusion, la légitimité du concours de nouveau en question

Miss Universe 2026 : six pays asiatiques menacés d’exclusion, la légitimité du concours de nouveau en question
Miss Universe 2026 : six pays asiatiques menacés d’exclusion, la légitimité du concours de nouveau en question

À quelques semaines de Miss Universe 2026 à Puerto Rico, l’exclusion de six pays asiatiques provoque une nouvelle polémique. Dans une vidéo consacrée à l’affaire, Critical Beauty revient sur le sort de la Thaïlande, de l’Indonésie, du Vietnam, de la Malaisie, de Singapour et du Laos, six pays dont les franchises sont liées à Miss Universe Eastern et à Nawat Itsaragrisil. C’est Ronald Day, CEO de Miss Universe West, qui a affirmé que les représentantes de ces six pays ne participeraient pas au concours.

La question dépasse désormais le conflit juridique entre les différentes structures de Miss Universe. Si ces six candidates sont effectivement empêchées de participer, l’édition 2026 pourrait se retrouver privée d’une partie importante de ses délégations asiatiques, dans une région où les concours de beauté bénéficient d’une immense popularité.

Cette exclusion avait déjà provoqué une riposte particulièrement ferme de Nawat Itsaragrisil, qui affirme que les contrats conclus pour ces territoires sont valides et que les candidates doivent pouvoir participer à Miss Universe 2026.

Six pays directement pris dans la guerre entre Miss Universe East et West

Le différend concerne la Thaïlande, l’Indonésie, le Vietnam, la Malaisie, Singapour et le Laos. La branche occidentale conteste l’autorité de Miss Universe Eastern pour gérer ou attribuer les franchises de ces territoires.

Nawat Itsaragrisil défend au contraire les accords signés et affirme disposer des droits nécessaires dans sa zone. Le patron de Miss Universe Eastern a également prévenu que le problème pourrait dépasser très largement ces six pays, sa structure couvrant 95 territoires.

Derrière la bataille juridique se trouve donc une conséquence très concrète : six femmes déjà sélectionnées pour représenter leur pays pourraient être empêchées d’accéder au concours international pour un conflit auquel elles ne sont personnellement pas parties.

Des licences payées, des concours organisés et des candidates déjà élues

C’est l’un des principaux éléments soulevés par la vidéo de Critical Beauty. Les franchises nationales impliquent des contrats, des paiements et l’organisation de concours locaux. Les structures nationales ont engagé de l’argent et sélectionné leurs représentantes en vue de Miss Universe. Dès lors, une question se pose : que deviennent les droits attachés à une franchise lorsque l’organisation internationale décide ensuite de ne plus reconnaître le contrat sur lequel elle repose ?

Pour les candidates, la situation est encore plus délicate. Elles ont remporté leur sélection nationale mais pourraient être exclues du concours mondial en raison d’un affrontement entre dirigeants et sociétés. « Six pays asiatiques bannis de Miss Universe », résume la vidéo de Critical Beauty pour présenter cette crise devenue internationale.

Miss Universe peut-il se passer de six grandes délégations asiatiques ?

La polémique pose également une question concernant la compétition elle-même. La Thaïlande, l’Indonésie et le Vietnam figurent notamment parmi les pays où Miss Universe bénéficie d’une exposition considérable et où les concours internationaux sont particulièrement suivis.

Écarter simultanément six délégations asiatiques modifierait donc sensiblement la composition de Miss Universe 2026. La compétition conserverait évidemment de très nombreuses candidates, notamment venues d’Amérique latine, d’Europe, d’Afrique et du reste de l’Asie, mais l’absence de six pays d’une même zone géographique serait particulièrement inhabituelle.

La comparaison avec une compétition sportive permet de mesurer le problème : lorsqu’un différend institutionnel conduit à écarter plusieurs participants importants avant même le début d’une compétition, la question ne concerne plus seulement les dirigeants. Elle concerne aussi la représentativité du tournoi lui-même. Quelle crédibilité aurait, par exemple, une Ligue des champions sans le PSG, le Real Madrid, Barcelone, Liverpool, Milan ou le Bayern Munich ?

L’Amérique latine serait mécaniquement davantage représentée

Cette possible absence prend une importance supplémentaire alors que Puerto Rico accueille Miss Universe 2026. L’Amérique latine constitue historiquement un autre immense bassin de candidates et de supporters du concours.

Si six délégations asiatiques disparaissaient simultanément, leur absence réduirait mécaniquement le poids de cette région dans la compétition. Cela ne signifie évidemment pas qu’une candidate latino-américaine serait automatiquement favorisée par le jury, mais le rapport entre les grandes zones traditionnellement très présentes à Miss Universe serait différent.

Cette situation alimente d’autant plus les interrogations que les règles précises de sélection, la composition définitive du jury et le système utilisé lors de l’édition 2026 sont des éléments particulièrement observés après les polémiques ayant entouré le concours précédent.

Nawat refuse de céder sur les six candidates

Nawat Itsaragrisil assure de son côté qu’il n’acceptera pas que les six délégations soient simplement rayées de Miss Universe. Il a publié des éléments contractuels pour défendre la position de Miss Universe Eastern et a adressé un ultimatum à la branche adverse.

Le conflit rejoint une crise beaucoup plus vaste autour de la gouvernance du concours. Ces dernières semaines, Nawat a multiplié les accusations contre la structure liée à Raúl Rocha, tandis que Miss Universe West conteste son autorité sur l’organisation de l’édition de Puerto Rico.

La situation financière du concours fait parallèlement l’objet d’interrogations. Un document récemment publié faisait notamment état d’un fonctionnement « en mode crise » au moment où un million de dollars supplémentaire était réclamé à Puerto Rico.

Les candidates pourraient devenir les premières victimes du conflit

C’est finalement le paradoxe de ce scandale. Le contentieux porte sur des contrats, des sociétés, des licences, des pouvoirs de direction et plusieurs millions de dollars. Pourtant, ses premières conséquences pourraient toucher six candidates qui ont gagné leur droit à représenter leur pays dans leur concours national.

À Puerto Rico, Miss Universe doit célébrer sa 75e édition. Avant même l’arrivée des candidates, l’organisation doit désormais résoudre une question déterminante : la Thaïlande, l’Indonésie, le Vietnam, la Malaisie, Singapour et le Laos seront-ils présents ?

Si la réponse reste négative, Miss Universe 2026 ne sera pas seulement marqué par la guerre ouverte entre ses dirigeants. L’absence simultanée de six délégations asiatiques deviendra l’un des principaux sujets entourant la légitimité et la représentativité de cette édition.

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