Des milliers de personnes sont attendues samedi 3 octobre à Paris pour la marche des fiertés, organisée par l’Inter-LGBT. Le cortège s’est élancé à 13 heures de la place d’Italie, avec une arrivée place de la Bastille, où un concert doit prolonger la manifestation. Drapeaux arc-en-ciel, chars et pancartes accompagneront ce rassemblement consacré à la défense des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.
Initialement prévue fin juin, la manifestation avait été reportée à la demande de la préfecture de police en raison de la canicule. Les fortes chaleurs faisaient craindre une pression supplémentaire sur les secours et les hôpitaux. Ce déplacement à l’automne constitue une exception pour un événement habituellement organisé en juin, en référence aux émeutes de Stonewall, survenues à New York en 1969 et devenues un symbole des mobilisations LGBT+.
Une mobilisation tournée vers la présidentielle
À quelques mois de l’élection présidentielle, les organisateurs donnent à cette édition une dimension politique explicite. Alexandre Schon, coprésident de l’Inter-LGBT, appelle les personnes LGBT+ et leurs soutiens à se mobiliser autour de la solidarité et contre l’extrême droite. Il évoque également les attaques visant leurs droits à l’étranger, notamment aux États-Unis et au Sénégal. La marche entend ainsi associer son caractère festif à une alerte sur la fragilité des droits et la nécessité de les défendre.
L’ampleur de la participation sera l’un des éléments observés après ce changement de calendrier. L’édition précédente avait rassemblé 500 000 personnes selon les organisateurs, contre moins de 100 000 selon la police, deux estimations très éloignées qui doivent rester clairement attribuées. Pour l’Inter-LGBT, qui fédère une cinquantaine d’associations, ce rendez-vous automnal doit surtout permettre de maintenir la visibilité des revendications dans les mois précédant la campagne présidentielle.

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