JÉRUSALEM – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou cherche à redorer son image à travers le conflit avec l’Iran, après avoir été durement critiqué pour son échec à empêcher l’attaque surprise du Hamas en octobre 2023. Alors que les tensions avec Téhéran ont culminé ces derniers jours, certains analystes et membres de la coalition estiment que Netanyahou pourrait en sortir renforcé — du moins à court terme.
Lors d’une visite cette semaine à l’Institut Weizmann des sciences à Rehovot, endommagé par une salve de missiles iraniens, Netanyahou a affiché un ton combatif. « Nous frappons ceux qui nous frappent », a-t-il déclaré, vantant la capacité d’Israël à riposter à l’ennemi régional.
Son gouvernement, très affaibli depuis l’attaque du Hamas et confronté à des appels à la démission, semble retrouver un certain soutien public grâce à la gestion perçue comme ferme face à l’Iran. Le déclenchement de la guerre aérienne contre Téhéran a momentanément éclipsé les divisions internes et relégué au second plan les critiques sur l’impasse persistante à Gaza.
Mais malgré la trêve fragile avec l’Iran annoncée par Washington, Gaza reste un foyer de tensions. Les violences, les destructions massives et les accusations de crimes de guerre continuent d’alimenter la controverse internationale. Les efforts diplomatiques pour obtenir une désescalade dans l’enclave palestinienne stagnent, tandis que la situation humanitaire ne cesse de se détériorer.
Dans ce contexte, certains observateurs estiment que si Netanyahou capitalise sur la crise iranienne pour raffermir sa position politique, la véritable épreuve réside toujours dans sa capacité à mettre un terme durable au conflit à Gaza, et à répondre aux exigences de sécurité, de responsabilité et de reconstruction.
