Invité sur BFMTV, Jean-Philippe Tanguy a livré une double mise au point. Le député RN affirme avoir reçu ces derniers jours des dizaines de menaces de mort, de viol et de violences, qu’il attribue cette fois à des islamistes. Il a également réagi à la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, se disant « scandalisé » par le score d’un parti dont certains responsables ont, selon lui, relativisé le passé nazi de l’Allemagne.
Jean-Philippe Tanguy assure avoir signalé ces menaces aux autorités. « D’habitude, ce sont les néonazis qui m’agressent parce que je suis leur cible préférée dans le paysage politique. Là, ce sont les barbus », a-t-il déclaré. Le député a toutefois tenu à distinguer clairement les islamistes des musulmans : il affirme n’avoir reçu « aucune menace » de personnes se réclamant de l’islam ni de femmes musulmanes avec lesquelles il a échangé sur les réseaux sociaux.
« On est sortis de là terrorisés »
Sur l’AfD, Jean-Philippe Tanguy a raconté une rencontre datant d’avant les européennes de 2019, lorsqu’il accompagnait Nicolas Dupont-Aignan au Parlement européen. Selon lui, l’échange avec un représentant de l’AfD les avait profondément inquiétés : « On est sortis du bureau terrorisés. On s’est dit : ce n’est pas possible, ces gens. »
Le député RN rappelle ensuite que son parti a rompu avec l’AfD en raison de plusieurs « lignes rouges », notamment les déclarations sur la Seconde Guerre mondiale et les Waffen-SS, ainsi que la conception de la « remigration » pouvant viser des personnes d’origine étrangère parfaitement intégrées. Il affirme que ces positions « ne sont pas du tout » celles du RN.
Jean-Philippe Tanguy refuse toutefois de réduire la progression de l’AfD à une simple logique de diabolisation. Selon lui, condamner les propos extrêmes ne suffit pas : il faut aussi « répondre aux problèmes des gens » qui alimentent le vote de rupture. Une manière pour le député RN de maintenir une distinction nette entre son parti et l’AfD, tout en appelant les gouvernements européens à traiter les causes politiques et sociales de sa progression.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.