Ce qui devait être une simple intervention pour un différend de voisinage a viré à l’agression chimique. Dimanche 20 juillet, vers 23h30, trois policiers de la brigade territoriale de contact (BTC) de Saint-Denis ont été violemment pris à partie à L’Île-Saint-Denis. À leur arrivée dans un immeuble vétuste de la rue du Bocage, ils ont été aspergés d’ammoniaque par une femme en crise, épaulée par ses deux enfants. L’un des fonctionnaires, touché au visage, a reçu du liquide ménager dans l’œil et a dû être conduit à l’hôpital. Rapidement interpellée, l’autrice des faits a été placée en garde à vue mais les enquêteurs ont vite constaté un état de confusion mentale avancée. Le parquet de Bobigny a confirmé ce mercredi qu’elle avait été hospitalisée d’office, sa santé mentale étant jugée incompatible avec toute procédure pénale immédiate. Une expertise psychiatrique a été ordonnée.
Une crise familiale sous haute tension
Les enfants de la suspecte, un fils et une fille également mis en cause lors de l’altercation, avaient été conduits au commissariat mais leurs gardes à vue ont été levées sans poursuite immédiate. L’enquête, toujours en cours, devra déterminer les responsabilités précises de chacun dans cette agression. Sur les réseaux sociaux, le préfet de police de Paris Laurent Nuñez a publiquement exprimé son soutien aux agents blessés. L’affaire soulève une nouvelle fois la question de la gestion des interventions policières dans des contextes de tension psychologique extrême, où l’état mental des individus peut transformer un conflit domestique en menace pour la sécurité publique.
