Une femme de 43 ans a été retrouvée morte dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 juillet au bord d’une route à Moulis-en-Médoc, en Gironde. Grièvement blessée par balle, elle n’a pas survécu à ses blessures malgré l’intervention rapide des secours. Quelques heures plus tard, son ancien compagnon a été interpellé, armé d’un fusil, à Ludon-Médoc. Il a depuis été placé en détention provisoire et mis en examen pour homicide volontaire aggravé. C’est un automobiliste de passage qui a donné l’alerte aux environs d’une heure du matin après avoir aperçu la victime allongée sur le bas-côté. Très vite, les soupçons se sont portés sur l’ex-conjoint de la quadragénaire, un ouvrier viticole de 36 ans déjà connu des services de gendarmerie pour des faits de violence sur une autre femme. Une heure après les faits, il était arrêté, porteur de l’arme présumée du crime. Lors de sa garde à vue, il a reconnu avoir tiré, tout en affirmant qu’il s’agissait d’un accident.
Une victime restée silencieuse face aux violences
La victime, mère de trois enfants âgés de 6, 17 et 25 ans, avait quitté son compagnon après avoir subi des violences conjugales. Pour autant, elle n’avait jamais signalé ces faits à la justice. Ce silence, tristement fréquent dans les affaires de violences intrafamiliales, rend l’issue d’autant plus tragique. Malgré ses déclarations évoquant un geste non intentionnel, le parquet de Bordeaux a retenu la qualification d’homicide volontaire aggravé. L’homme a été déféré jeudi et incarcéré dans l’attente de la suite de l’instruction. Le fusil retrouvé en sa possession est suspecté d’être l’arme ayant servi à tuer son ancienne compagne. Ce nouveau drame s’inscrit dans un contexte national où les violences faites aux femmes restent un fléau récurrent, souvent précédées de signes ignorés ou sous-estimés. L’enquête devra désormais déterminer les circonstances précises du tir, et si l’acte était réellement accidentel comme le prétend le mis en cause.








