Invitée ce lundi matin de « Bonjour ! » sur TF1, Sarah Knafo a présenté son nouveau livre, Le Casse du siècle, publié chez Fayard, dans lequel l’eurodéputée Reconquête affirme avoir enquêté sur l’utilisation de l’argent public. Elle estime que 130 milliards d’euros d’économies pourraient être réalisés et entend faire de cette réduction massive de la dépense publique l’un des piliers de son projet économique.
Sarah Knafo propose d’utiliser ces économies pour supprimer la CSG sur les revenus d’activité. Une mesure qui représenterait, selon ses calculs, « 10 % d’augmentation salariale » et constituerait « la plus grosse hausse salariale de toute la Ve République ». Elle défend également la suppression des droits de succession et des impôts de production, avec une ligne résumée ainsi : « L’État doit dépenser moins pour pouvoir taxer moins, pour que les Français gagnent plus. »
« Une vague occidentale » après la victoire de l’AfD
Interrogée sur la victoire de l’AfD lors d’une élection régionale en Allemagne, Sarah Knafo y voit la confirmation d’une « vague occidentale », qu’elle rapproche des victoires de Donald Trump et de Giorgia Meloni. Elle conteste la qualification de « néonazi » appliquée au parti allemand et estime que la progression de ces formations est notamment la conséquence de plusieurs décennies d’inaction sur l’immigration. Elle cite le Danemark comme exemple d’une gauche ayant, selon elle, réussi à contenir l’extrême droite en durcissant sa politique migratoire.
L’eurodéputée se démarque également du Rassemblement national, jugeant insuffisant le plan de 125 milliards d’euros d’économies sur cinq ans défendu par Marine Le Pen. Elle calcule qu’il représenterait environ 25 milliards par an et revendique donc un écart considérable entre les deux projets. Interrogée sur une éventuelle utilisation de son livre par Jordan Bardella, elle assure que son travail s’adresse « à tous les Français » et qu’elle ne l’a pas conçu comme un simple programme partisan.
Sarah Knafo entretient en revanche le flou sur ses ambitions personnelles pour 2027. Interrogée sur Matignon, Bercy ou une éventuelle ambition présidentielle, elle répond avoir « beaucoup d’ambitions pour [son] pays », mais assure ne demander « un poste à qui que ce soit ». Elle affirme avoir consacré dix années de travail et de prises de notes à l’enquête présentée dans son livre.
Enfin, l’eurodéputée s’est déclarée favorable à l’interdiction du voile dans l’espace public, opposée à toute nouvelle hausse du prix du tabac et favorable à une baisse de la fiscalité sur les carburants. Quant à l’hypothèse d’un second tour Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon, Sarah Knafo dit ne pas y croire : « On va se battre pour que la droite y soit. »

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