Dans une interview au Progrès, le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a défendu fermement la hausse des tarifs du TGV, rappelant que cette activité, entièrement autofinancée, doit « couvrir ses coûts » sans subventions de l’État. « L’activité TGV doit gagner sa vie […] Prendre le TGV a son prix », a-t-il déclaré, soulignant que les recettes permettent de financer des investissements comme l’achat de nouvelles rames, chaque unité coûtant 35 millions d’euros.
Farandou a également expliqué que le TGV repose sur une tarification dynamique, dépendant de la demande et du remplissage. Il a toutefois insisté sur l’existence d’alternatives pour réduire les coûts, comme les billets Ouigo ou la carte Avantage. « Il y a des prix élevés, mais aussi des petits prix. Sur Ouigo, de nombreux billets sont à 15 ou 25 euros. »
Malgré ces efforts, les critiques des usagers restent vives, certains dénonçant une hausse effective des tarifs supérieure à celle annoncée officiellement. Cependant, le patron de la SNCF a affirmé que le groupe reste rentable, rappelant que ses bénéfices permettent à l’entreprise de verser des dividendes à l’État, qui les réinvestit dans l’entretien du réseau ferroviaire.
Alors que les résultats financiers pour 2024 seront dévoilés fin février, Farandou persiste : « La SNCF ne coûte rien aux Français, elle leur rapporte même. »