Retrouvées après leur vol au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer le 8 septembre, les deux toiles de Pierre-Auguste Renoir vont être soumises à un examen approfondi au Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine de Marseille. Un suspect de 29 ans a été mis en examen.
Le « Portrait de Madame Colonna Romano » et « Femme au puits » ne rejoindront pas immédiatement les cimaises du musée Renoir de Cagnes-sur-Mer. Récupérées après leur vol commis le 8 septembre dans ce musée des Alpes-Maritimes, les deux toiles de Pierre-Auguste Renoir ont été acheminées vers le Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine de Marseille, où des spécialistes procéderont à un examen minutieux de leur état. Si des dommages sont constatés, une restauration sera engagée, sous la responsabilité scientifique du musée d’Orsay. La ministre de la Culture Catherine Pégard a indiqué tenir à ce que le retour des œuvres « se fasse dans les meilleures conditions ».
Sur le plan judiciaire, un homme de 29 ans a été mis en examen samedi après avoir été confondu par des traces ADN, selon son avocat. Des précisions sur le déroulement de l’enquête devaient être apportées lundi lors d’une conférence de presse réunissant le procureur de Marseille et le directeur national de la police judiciaire. Conformément à la présomption d’innocence, le mis en examen n’est pas considéré comme coupable tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
Un vol qui a relancé le débat sur la sécurité des musées
Le cambriolage de Cagnes-sur-Mer avait suscité une vive inquiétude sur la capacité des musées français à protéger leur patrimoine. Plusieurs établissements ont subi ces derniers mois des effractions de grande ampleur, parmi lesquels le Louvre. La question de la sécurisation des collections publiques, souvent confrontées à des contraintes budgétaires et architecturales, s’est de nouveau imposée dans le débat national à la suite de cet épisode.

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