Le 3 septembre 1783, dans l’hôtel d’York au 56 rue Jacob à Paris, les représentants du Congrès américain et de la Couronne britannique signent le traité de Paris, mettant officiellement fin à la guerre d’indépendance des États-Unis et scellant la reconnaissance internationale de la jeune nation américaine.
Franklin, Adams et Jay face à l’émissaire du roi George III
Ce jour-là, les hommes d’État américains Benjamin Franklin, John Adams et John Jay négocient et signent le traité de paix aux côtés de David Hartley, représentant du roi britannique George III. Par ce texte, la Grande-Bretagne reconnaît formellement l’indépendance des treize colonies américaines et leur accorde l’ensemble du territoire s’étendant jusqu’au fleuve Mississippi, doublant ainsi la superficie de la nouvelle nation et ouvrant la voie à sa future expansion vers l’ouest du continent.
Le même jour, à quelques kilomètres de là, dans le château de Versailles, un second traité met également fin aux hostilités entre la Grande-Bretagne d’une part, et la France et l’Espagne d’autre part, deux puissances qui avaient soutenu militairement les insurgés américains tout au long du conflit.
Une paix rendue possible par la bascule politique du Parlement britannique
Les négociations avaient longtemps buté sur le refus obstiné de Londres de reconnaître l’indépendance américaine, un point sur lequel la délégation des insurgés ne consentait aucun compromis. Ce n’est qu’après l’élection d’un nouveau Parlement britannique, plus favorable à une issue négociée, que la couronne finit par céder et accepter les conditions posées par les Américains, entérinées à Paris ce 3 septembre 1783.
Ratifié le 12 mai 1784 par les deux nations, ce traité de Paris demeure aujourd’hui l’un des documents fondateurs les plus importants de l’histoire américaine, marquant la naissance officielle des États-Unis d’Amérique sur la scène internationale.

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