Un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation révèle que 13 % des adultes en France métropolitaine souffrent d’insuffisance alimentaire quantitative, une proportion qui monte à un jeune sur quatre chez les 18-24 ans.
Sept millions d’adultes en France métropolitaine déclarent manquer parfois ou souvent de nourriture. C’est le constat central d’un rapport d’Action contre la faim, publié lundi 12 octobre, à quelques jours de la Journée mondiale de l’alimentation fixée au 16 octobre. Fondé sur un sondage OpinionWay, ce document chiffre à 13 % la part des Français concernés par ce que l’ONG qualifie d’« insuffisance alimentaire quantitative ». Parmi eux, 80 % invoquent des difficultés financières pour expliquer cette situation.
La précarité alimentaire frappe particulièrement les jeunes adultes : un quart des 18-24 ans déclare manquer de nourriture. Au-delà de la quantité, le rapport distingue une autre forme de privation, dite « qualitative » : 39 % des personnes interrogées indiquent avoir suffisamment à manger mais doivent renoncer à certains aliments qu’elles souhaiteraient consommer. Là encore, les jeunes sont surreprésentés, avec 47 % des 18-24 ans concernés.
L’ONG réclame une loi-cadre sur le droit à l’alimentation
Face à ces données, Action contre la faim appelle à l’adoption d’une législation contraignante. L’association plaide pour une loi-cadre fixant des obligations claires à l’État et aux collectivités, afin de mieux coordonner les politiques publiques et d’en assurer le suivi dans la durée. Parmi les mesures préconisées figurent la généralisation de la cantine scolaire à tarif modulé selon les ressources des familles, le soutien aux commerces de proximité et aux marchés dans les territoires sous-dotés, ainsi que la garantie de prix rémunérateurs pour les agriculteurs.
L’ONG appelle par ailleurs les citoyens à signer une initiative européenne visant la reconnaissance du droit à l’alimentation, qui doit recueillir un million de signatures dans l’Union européenne avant le 7 janvier 2027 pour contraindre la Commission européenne à examiner officiellement la demande d’un cadre législatif dédié.

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