Michael Phelps, nageur le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques avec 28 médailles, a livré l’un des témoignages les plus intimes de sa vie. Dans un documentaire consacré à son ancien entraîneur Bob Bowman, l’Américain revient sur la profonde dépression qu’il a traversée après avoir annoncé une première retraite sportive à l’issue des Jeux olympiques de Londres en 2012. Le champion explique avoir perdu tout repère une fois sa carrière mise entre parenthèses. Habitué depuis l’enfance à vivre uniquement pour la compétition, il raconte avoir sombré dans un profond mal-être, au point de ne plus trouver de sens à son existence.
« Je ne voulais plus vivre »
Au cours du documentaire, Michael Phelps décrit sans détour cette période particulièrement sombre. « Je ne voulais plus vivre », confie-t-il, avant de révéler avoir envisagé de mettre fin à ses jours. Le nageur raconte qu’il disposait alors de 30 mg de somnifères et estime aujourd’hui que, s’il en avait eu davantage, il les aurait probablement tous pris. Il considère désormais cet épisode comme le plus important signal d’alarme de sa vie.
L’intervention décisive de Bob Bowman
Son entraîneur Bob Bowman explique avoir compris que la situation était devenue extrêmement préoccupante après l’arrestation de Michael Phelps pour conduite en état d’ivresse en 2014. Face au refus initial du champion de suivre une cure de désintoxication, il lui a indiqué qu’il devait absolument accepter cette prise en charge, estimant qu’une autre décision pourrait avoir de graves conséquences. Michael Phelps a finalement accepté d’entrer en centre de soins. Cette étape marque un tournant dans sa reconstruction personnelle.
Un retour victorieux, mais un combat toujours présent
Après cette période de soins, Michael Phelps est revenu à la compétition et a participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016, où il a remporté cinq nouvelles médailles d’or et une médaille d’argent, concluant sa carrière sur un immense succès sportif. Pour autant, il explique que son combat contre la dépression et l’anxiété n’est pas terminé. Il poursuit toujours un suivi psychologique régulier et affirme que ces difficultés feront probablement partie de sa vie. « Je ne me débarrasserai jamais de ma dépression et de mes angoisses. La question, c’est comment je les gère », explique-t-il.