Emmanuel Macron ferme la porte à une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale avant l’élection présidentielle de 2027. Interrogé ce jeudi soir sur TF1 et France 2, le chef de l’État a estimé qu’un retour anticipé aux urnes législatives ajouterait de l’instabilité à une période déjà marquée par les tensions internationales, la hausse des carburants et les difficultés entourant l’adoption du prochain budget.
« Je pense que ce ne serait pas bon pour le pays », a déclaré le président. Emmanuel Macron continue de défendre la dissolution de juin 2024 comme une décision qu’il avait prise « en conscience », mais juge aujourd’hui la situation différente. Il souligne également qu’une dissolution décidée dans les prochains mois priverait son successeur de la possibilité d’utiliser immédiatement ce même outil constitutionnel, puisqu’un délai d’un an doit séparer deux dissolutions.
Macron appelle les partis à la « responsabilité »
Le chef de l’État renvoie donc les différentes forces politiques à leurs responsabilités parlementaires. Alors que Sébastien Lecornu cherche toujours une majorité permettant de faire adopter le budget 2027, Emmanuel Macron appelle à un « esprit de responsabilité » partagé et refuse l’idée que la crise politique doive nécessairement être réglée par de nouvelles élections législatives.
Cette prise de position écarte l’un des scénarios régulièrement évoqués ces dernières semaines, mais ne résout pas l’équation budgétaire. Le gouvernement doit toujours convaincre suffisamment de députés ou éviter une coalition de censure entre plusieurs oppositions pour faire adopter son texte.

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