L’opération de terrain lancée par Gabriel Attal fait l’objet d’une bataille de chiffres. Depuis le 7 septembre, le candidat Renaissance organise ou fait organiser des rencontres dans des cafés partout en France afin de recueillir directement les préoccupations et propositions des Français. Mais plusieurs étapes ont enregistré un faible nombre d’inscriptions, selon RTL.
La radio relevait notamment 16 inscrits à Lorient, autant à Nîmes et seulement 10 dans le VIe arrondissement de Paris. Des chiffres immédiatement utilisés pour interroger le succès de l’opération, baptisée « 1 000 bistrots ».
Renaissance conteste les chiffres
L’équipe de Gabriel Attal répond que le nombre d’inscrits sur la plateforme ne correspond pas au nombre réel de personnes présentes. Prisca Thévenot affirme ainsi que 29 personnes ont finalement participé à Lorient et 50 à Nîmes. « Ce ne sont pas des meetings : on arrive au dernier moment, on s’attable, on échange », a-t-elle défendu.
Gabriel Attal refuse lui aussi de parler d’échec. « L’objectif, ce n’est pas de faire des meetings », explique-t-il, estimant que ces rencontres doivent justement toucher des personnes qui ne participent pas habituellement aux réunions politiques traditionnelles.
À Nîmes, un média local a effectivement compté une cinquantaine de participants lors d’un rendez-vous consacré à l’éducation. L’opération apparaît donc variable selon les villes, avec des rencontres parfois modestes et d’autres plus fréquentées. La polémique illustre surtout l’attention désormais portée au moindre indicateur de mobilisation dans la campagne des candidats à 2027.

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