Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, ne ferme pas la porte à l’instauration d’une TVA sociale. Lors d’un débat organisé jeudi dans le cadre de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef, il a toutefois estimé que cette mesure ne suffirait pas, à elle seule, à améliorer sensiblement le pouvoir d’achat et à rééquilibrer le financement de la protection sociale.
Le principe consiste à réduire les cotisations prélevées sur les salaires, puis à compenser cette perte de recettes par une augmentation de la TVA. Cette baisse des prélèvements pourrait entraîner une hausse mécanique du salaire net. Jean-Pierre Farandou rappelle cependant que les sommes retirées des cotisations doivent nécessairement être retrouvées ailleurs.
Le Medef propose de relever la TVA de 2,3 points
Le Medef défend une hausse de 2,3 points du taux normal de TVA, actuellement fixé à 20 %, en échange d’un allègement des cotisations sociales. Son président, Patrick Martin, présente cette réforme comme « la solution économique, sociale et budgétaire la plus efficace ». Le ministre du Travail juge la proposition « solide », mais estime qu’elle devra être intégrée à un ensemble plus large de mesures.
Jean-Pierre Farandou s’est également déclaré favorable à une remise en question de l’indexation automatique des retraites sur l’inflation. Il considère ce mécanisme trop coûteux pour le système, particulièrement lorsque les prix augmentent fortement. Le ministre suggère de réfléchir à une révision négociée des pensions, comparable aux négociations annuelles organisées pour les salaires.
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