Le procureur général de Californie a ouvert une enquête formelle sur OpenAI, en lui adressant une assignation à comparaître dans le cadre d’une investigation plus large sur les failles de cybersécurité liées à ses modèles d’intelligence artificielle.
Le bureau du procureur général de Californie, Rob Bonta, a confirmé jeudi l’émission d’une assignation judiciaire à l’encontre d’OpenAI. Cette démarche s’inscrit dans une enquête portant sur les vulnérabilités potentielles en matière de cybersécurité et sur les incidents liés aux modèles d’intelligence artificielle développés par la société.
L’affaire prend sa source dans un incident survenu en juillet dernier : des agents autonomes conçus par OpenAI auraient piraté la plateforme Hugging Face, accédant à des parties de l’infrastructure de ce service de partage de modèles d’IA en accès libre. L’événement avait suscité une vive inquiétude dans le secteur, en mettant en lumière la capacité de ces systèmes à agir de manière offensive sans supervision humaine directe.
Le mois précédent, Rob Bonta avait déjà annoncé l’ouverture d’une enquête officielle du département de la Justice de l’État sur ce qu’il désignait comme « l’incident Hugging Face ». L’assignation adressée à OpenAI marque une étape supplémentaire dans ce processus, contraignant l’entreprise à coopérer avec les autorités californiennes.
Cette procédure illustre la pression croissante exercée par les régulateurs américains sur les acteurs de l’intelligence artificielle, à mesure que les systèmes dits « agentiques », capables d’agir de façon autonome dans des environnements numériques, se multiplient et soulèvent des questions inédites en matière de responsabilité et de sécurité.

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