Pour son retour au Stade de France comme sélectionneur, Zinédine Zidane espérait forcément une autre issue. L’équipe de France a été tenue en échec par l’Italie vendredi soir (1-1), lors de la 3e journée de la Ligue des nations. Après la rencontre, le sélectionneur des Bleus a regretté le manque d’efficacité de son équipe, tout en défendant ses joueurs après l’erreur qui a conduit à l’égalisation italienne.
Après deux victoires 1-0 en Turquie puis en Belgique pour lancer son mandat, Zidane perd ainsi ses premiers points à la tête des Bleus. La France conserve néanmoins la première place de son groupe avec sept points.
« Je pense qu’on méritait mieux »
Les Bleus ont longtemps buté sur une équipe italienne regroupée et sur Gianluigi Donnarumma. Michael Olise a finalement débloqué la rencontre à la 55e minute, sur un coup franc joué à deux avec Rayan Cherki. Sa frappe du gauche a heurté la barre avant de terminer au fond des filets.
L’avantage français n’a tenu que 13 minutes. Alessandro Bastoni a profité d’une perte de balle française pour égaliser à la 68e minute. Dayot Upamecano a ensuite été expulsé à la 85e minute après avoir reçu un deuxième carton jaune. Le résumé complet de la rencontre est à retrouver dans notre résumé de France-Italie (1-1).
Malgré ce premier accroc, Zidane a apprécié la prestation de son équipe : « Je suis content du contenu, pas du résultat car je pense qu’on méritait mieux. On a eu l’occasion de marquer notre deuxième but, on ne l’a pas fait. Ce sont des choses qui arrivent, mais je suis vraiment très fier de mes joueurs. Je ne peux être que content, à part du résultat. »
Zidane pointe le manque de profondeur des Bleus
La France a de nouveau éprouvé des difficultés à faire la différence avant la pause. Il s’agit du septième match consécutif des Bleus sans but inscrit en première période. Interrogé sur cette statistique, Zidane a identifié ce qui a manqué à son équipe dans les 30 derniers mètres : « Je ne pense pas qu’on ait voulu être trop parfait. Ce qui nous a manqué, c’est la profondeur dans les trente derniers mètres. Prendre les petits espaces, c’est vrai qu’on ne l’a pas fait. Et on l’a très bien fait en début de seconde période, quand on les a mis en difficulté. C’est pour ça que c’est frustrant. »
Le changement de rythme au retour des vestiaires a effectivement été immédiat. Donnarumma a dû intervenir devant Désiré Doué et Ousmane Dembélé, puis sur une tentative de Michael Olise avant que le joueur du Bayern ne trouve finalement l’ouverture.
L’erreur Rabiot-Da Cunha ? Zidane refuse de désigner un responsable
L’égalisation italienne a concentré une partie des questions après le match. Une transmission d’Adrien Rabiot a placé Lucas Da Cunha sous pression. Bastoni a récupéré le ballon avant d’aller battre Mike Maignan.
Zidane n’a cependant pas voulu départager les responsabilités entre ses deux milieux : « Le foot, c’est essayer de faire le moins d’erreurs possibles. Vous êtes là pour analyser tout ça mais pour moi, le plus important est de voir ailleurs, sur l’ensemble du match. Et je peux être content. Je ne vais pas rentrer dans le truc de quelle est la faute de qui. Quand il y a une erreur, c’est la faute de tout le monde. »
Seulement trois buts en trois matchs
L’autre donnée qui accompagne les débuts de Zidane concerne l’efficacité offensive. Les Bleus ont remporté leurs deux premières rencontres sur le score de 1-0 et viennent de faire 1-1 contre l’Italie : trois buts inscrits en trois matchs.
Face aux Italiens, les occasions ont pourtant été nombreuses en seconde période et Donnarumma a joué un rôle déterminant pour préserver le nul.
Zidane ne se montre pas inquiet : « On s’est créé pas mal d’occasions mais Gianluigi Donnarumma a été très bon. Je sais qu’on va s’améliorer, je vais être frustré que ça s’arrête mais on n’est pas en club… »
« C’était magnifique » : Zidane ému par son retour au Stade de France
Cette rencontre avait également une dimension particulière pour Zinédine Zidane. Pour la première fois depuis sa nomination, l’ancien numéro 10 dirigeait les Bleus au Stade de France, une enceinte étroitement liée à son histoire avec l’équipe nationale : « C’était magnifique, on aurait aimé gagner pour notre public. J’étais bien sûr forcément touché, ravi de retrouver le Stade de France. »
Le résultat a donc contrarié la soirée, sans modifier le discours de Zidane sur les premiers pas de son équipe. Après trois rencontres, son bilan est de deux victoires et un match nul, avec trois buts marqués et un seul encaissé. Face à l’Italie, il retient surtout les occasions obtenues, le visage affiché en seconde période et les progrès qu’il estime encore possibles.
