Les visiteurs étrangers continueront d’entrer gratuitement dans les musées nationaux d’Angleterre. Le gouvernement britannique a annoncé mardi 29 septembre qu’il abandonnait le projet de leur faire payer l’accès aux collections permanentes, étudié depuis le printemps pour renforcer les finances de ces établissements. La gratuité, en vigueur depuis 2001, reste ainsi ouverte à tous au British Museum comme à la National Gallery. Les expositions temporaires peuvent, elles, demeurer payantes.
Londres estime que les recettes potentielles ne profiteraient pas de la même façon à tous les musées et qu’un changement de tarification pourrait aussi décourager des visiteurs britanniques. Le gouvernement défend en outre le rôle économique de ces institutions, auxquelles il attribue plus d’un milliard de livres par an de retombées. Son choix revient à préserver la simplicité d’une règle commune à tous les publics, malgré les besoins de financement du secteur.
Deux choix face au coût des musées
La France a pris une autre direction au Louvre. Le billet y coûte désormais 32 euros pour les visiteurs qui ne résident pas dans l’Espace économique européen et n’en sont pas ressortissants, contre 22 euros pour ceux qui y résident ou en sont ressortissants. Des exemptions subsistent, notamment pour tous les moins de 18 ans. La comparaison a toutefois une limite : le billet du Louvre donne accès à la fois aux collections permanentes et aux expositions temporaires.
Les deux décisions illustrent des arbitrages différents. La tarification française cherche à faire contribuer davantage une partie des visiteurs internationaux au financement des grands sites. Le Royaume-Uni mise sur l’accès libre, en considérant que la fréquentation bénéficie aussi à l’économie au-delà des portes des musées. La question du coût de leur entretien demeure : Londres annonce parallèlement des financements pour les bâtiments et les musées régionaux.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.