Heineken France accélère ses investissements industriels dans le Nord. Depuis 2024, le groupe a engagé 165 millions d’euros dans ses brasseries de Mons-en-Barœul et de Marseille, dont 118 millions d’euros pour le seul site nordiste. Plus importante brasserie française du groupe en volume, l’usine de Mons-en-Barœul a produit 3,4 millions d’hectolitres en 2025, un niveau record pour le site. Elle emploie environ 350 salariés et figure parmi les dix principales brasseries européennes de Heineken en capacité de production.
Installée sur 22 hectares, la brasserie produit notamment Heineken, Desperados, Affligem, Pelforth, Pelican et Gallia. Son outil industriel permet de réaliser jusqu’à vingt brassins par jour, avec trois lignes de bouteilles, une ligne dédiée aux fûts métalliques et une ligne de canettes. La cadence peut atteindre 250 000 bouteilles et canettes conditionnées par heure. Le site conserve également plusieurs éléments historiques, dont un bâtiment datant de 1905 et une ancienne salle de brassage de 1925.
Un objectif de 4,5 millions d’hectolitres
Heineken veut désormais porter la production du site à 4,5 millions d’hectolitres dans les prochaines années. Pour accompagner cette montée en puissance, la brasserie dispose notamment d’une seconde salle de brassage équipée de dix cuves. Le groupe mise ainsi sur Mons-en-Barœul pour renforcer ses capacités de production tout en maintenant une implantation industrielle importante dans les Hauts-de-France.
Les investissements concernent également la performance environnementale. Entre janvier 2025 et le premier semestre 2026, la consommation d’eau du site a diminué de 13 % et celle de gaz de 9 %. La brasserie s’est notamment dotée d’une nouvelle station d’épuration et d’une unité de méthanisation capable de traiter l’ensemble de ses effluents. Heineken cherche ainsi à conjuguer hausse de la production, modernisation industrielle et réduction de l’empreinte énergétique de son principal site français.

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