Le ministre de l’Éducation nationale souhaite permettre aux lycéens de passer une partie du baccalauréat dans une langue régionale à partir de 2028. Interrogé sur ICI Armorique, Édouard Geffray a présenté cette évolution comme un moyen de mieux intégrer les cultures locales au sein de l’enseignement public.
Pour préparer cette réforme, le ministre veut former « une nouvelle génération » de professeurs bilingues. Le manque d’enseignants capables d’assurer des cours dans deux langues constitue en effet l’un des principaux obstacles au développement des filières régionales. Le calendrier annoncé laisse donc deux ans à l’Éducation nationale pour renforcer les formations et les recrutements nécessaires.
Une réforme destinée à transmettre les cultures locales
« On est inscrit dans un territoire, on est inscrit dans une histoire », a déclaré Édouard Geffray, rappelant que cette histoire s’accompagne souvent d’une langue particulière. Selon lui, son apprentissage ne représente pas seulement une compétence linguistique, mais participe directement à la transmission d’un patrimoine culturel.
Les conditions précises de cette nouvelle possibilité restent toutefois à définir. Le ministère devra notamment déterminer les épreuves concernées, les langues proposées et les établissements capables de mettre en œuvre le dispositif. La réforme pourrait répondre aux attentes des défenseurs des langues régionales, mais son efficacité dépendra principalement du nombre d’enseignants formés et de l’égalité d’accès entre les territoires.

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