Le grave incident survenu ce mercredi à bord du vol Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv pourrait être bien plus grave que ne le laissaient penser les premières informations. Initialement soupçonné d’avoir été détourné, le Boeing 737 aurait été le théâtre d’une tentative délibérée de crash. Selon de nouvelles informations, un copilote omanais aurait poignardé le commandant de bord émirati avant de prendre les commandes de l’appareil. Des passagers israéliens seraient alors intervenus pour le neutraliser. Un scénario qui soulève désormais la question d’une éventuelle tentative d’attentat terroriste, sans que cette qualification soit établie à ce stade.
Le copilote aurait poignardé le commandant de bord avant de tenter de provoquer un crash
Le copilote, présenté comme un ressortissant omanais, aurait attaqué à l’arme blanche le commandant de bord, de nationalité émiratie, avant de prendre le contrôle de l’appareil. L’objectif qui lui est prêté serait d’avoir volontairement précipité l’avion vers le sol, entraînant dans la mort les quelque 180 personnes présentes à bord.
Cette version rejoint les premiers témoignages faisant état d’une attaque au couteau dans le cockpit. La nationalité des deux pilotes et les motivations prêtées au copilote doivent néanmoins encore être officiellement confirmées.
Des passagers israéliens auraient neutralisé l’agresseur
Selon les nouvelles informations, plusieurs passagers israéliens auraient compris la gravité de la situation et décidé d’intervenir pour empêcher le crash. Ils seraient parvenus à maîtriser le copilote qui tentait de prendre le contrôle de l’appareil.
Des témoignages recueillis après l’atterrissage évoquent effectivement l’intervention de voyageurs israéliens aux côtés de membres de l’équipage. L’une des passagères a raconté : « Nous avons entendu des cris dans l’avion. Puis ils ont ouvert le cockpit et nous avons vu du sang. Quelqu’un avait poignardé le pilote avec un couteau de poche. » Elle a également expliqué que plusieurs passagers avaient craint de ne pas survivre à l’incident.
Deux pilotes, l’un russe et l’autre ukrainien, auraient repris les commandes
Autre élément avancé dans les nouvelles publications : une équipe de pilotes aurait voyagé à bord dans le cadre d’un entraînement de routine. Parmi eux se seraient trouvés un pilote russe et un pilote ukrainien. Après l’intervention des passagers israéliens, les deux hommes auraient pris les commandes du Boeing pour éviter qu’il ne s’écrase.
Cette information demande cependant une vérification particulière. Les premières versions présentaient justement un pilote russe et un pilote ukrainien comme les deux hommes qui se seraient affrontés dans le cockpit. Rien ne permet actuellement de confirmer qu’ils faisaient partie d’une équipe supplémentaire présente à bord, ni qu’ils ont assuré l’atterrissage.
Une descente de près de 4 300 mètres en moins de 30 secondes
La perte d’altitude enregistrée pendant l’incident confirme que l’avion s’est trouvé dans une situation extrêmement dangereuse. Selon les données de suivi aérien, le Boeing aurait perdu près de 14 000 pieds, soit environ 4 300 mètres, en moins de 30 secondes.
L’appareil a successivement émis deux codes de détresse : le 7700, correspondant à une urgence générale, puis le 7500, utilisé pour signaler une possible intervention illicite, notamment un détournement. L’alerte a immédiatement provoqué une mobilisation des autorités israéliennes et le décollage d’avions de chasse.
L’hypothèse d’un attentat terroriste et d’un nouveau 11-Septembre
Les dernières publications vont jusqu’à présenter le copilote comme un terroriste djihadiste et à évoquer une tentative de reproduire les attentats du 11 septembre 2001.
Cette hypothèse repose sur l’idée que l’agresseur aurait cherché à transformer l’avion en arme en provoquant volontairement son écrasement.
Toutefois, aucun élément officiellement établi ne démontre actuellement une motivation djihadiste, l’existence d’un projet terroriste ou la volonté de reproduire les attentats du 11-Septembre. L’enquête devra notamment déterminer si l’appareil a été volontairement dirigé vers le sol et, dans l’affirmative, pourquoi.
La distinction est essentielle, car les premières informations évoquaient une tentative de suicide d’un pilote, sans motivation terroriste identifiée.
Benyamin Netanyahou mobilisé, l’avion atterrit en Arabie saoudite
La gravité de l’alerte a entraîné une mobilisation immédiate du gouvernement israélien. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a organisé des consultations avec les responsables de la sécurité, tandis que l’armée de l’air était placée en état d’alerte.
Selon les nouvelles publications, le chef du gouvernement, qui se dirigeait vers le sud du pays, aurait interrompu son déplacement pour regagner son quartier général. Ce changement d’itinéraire n’a pas été confirmé officiellement.
Le Boeing a finalement réussi à rejoindre l’aéroport de Tabuk, en Arabie saoudite, où il a atterri sans accident. Flydubai a confirmé que tous les passagers étaient en sécurité et que ses équipes coopéraient avec les autorités. L’enquête devra désormais reconstituer l’affrontement dans le cockpit, identifier précisément les personnes ayant repris les commandes et établir les motivations de l’agresseur présumé.

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