Le coup est rude pour le Salon international de l’agriculture, mais pas surprenant. Selon les organisateurs, la fréquentation accuse une baisse de 25% sur les quatre premiers jours de l’édition 2026 à la Porte de Versailles, à Paris.
Une chute que les professionnels relient directement à l’absence des vaches, figures emblématiques du salon. Cette année, les vaches n’ont pas fait le déplacement en raison d’une épizootie de dermatose nodulaire bovine, qui a conduit à leur retrait pour des raisons sanitaires.
Un salon sans ses vedettes
Pour la direction du salon, l’impact est visible. L’événement conserve ses animations, ses autres espèces animales et ses espaces thématiques, mais l’absence des bovins semble peser sur l’attractivité globale.
Habituellement, la présence des vaches constitue un moment fort pour les visiteurs, entre concours, présentations et rencontres avec les éleveurs. Leur retrait modifie l’ambiance et prive le public d’un symbole fort du monde agricole. Les exposants ressentent également ce recul. Certains professionnels installés depuis plusieurs années notent une fréquentation plus faible que lors des éditions précédentes, avec une clientèle moins dense dans les allées.
Des retombées économiques affectées autour du site
La baisse ne se limite pas à l’intérieur du salon. Les commerces et restaurants situés à proximité, notamment autour de la Porte de Versailles, signalent eux aussi un net ralentissement de leur activité.
Certains établissements évoquent des chiffres d’affaires en recul de 50 à 70 % selon les journées, par rapport à l’année précédente. Le calme inhabituel le matin et en début de journée surprend des commerçants habitués à un afflux massif de visiteurs durant l’événement.
En temps normal, le Salon international de l’agriculture attire près de 600 000 visiteurs chaque année. Les organisateurs espèrent une remontée de la fréquentation d’ici la clôture, prévue dimanche. Reste que cette édition 2026 montre à quel point la présence des bovins, au-delà de leur dimension agricole, constitue un véritable moteur d’attractivité pour l’un des rendez-vous les plus populaires du calendrier parisien.








