À six mois des élections, la petite reine sert de vitrine politique. La métropole du Grand Paris et Île-de-France Mobilités ont profité de la fin août pour dresser un premier bilan de leurs actions, avant que la réserve électorale n’interdise toute communication. Derrière les chiffres et les cartes, il s’agit surtout de rappeler aux électeurs que le vélo est devenu un marqueur incontournable des politiques locales.
Un plan métropolitain à 108 millions d’euros
Adopté en 2021, le plan vélo métropolitain vise la création de dix grands axes traversant 86 communes, avec un financement de 108 millions d’euros de l’intercommunalité pour ses 131 villes membres. Un projet pensé pour s’étirer jusqu’en 2031 et censé connecter les territoires entre eux. Le président de la métropole, Patrick Ollier, insiste sur la nécessité de coopérer avec la région, les départements et les communes, soulignant que sans accords communs « les pistes cyclables ne pourraient pas se faire ».
Un enjeu politique autant que pratique
Si la mise en avant de ce bilan technique répond à une logique de communication pré-électorale, l’enjeu est bien réel : le vélo s’impose désormais comme une réponse à la congestion urbaine, à la pollution et aux attentes de mobilité douce. Dans une région où chaque collectivité : mairies, établissements publics territoriaux, région Île-de-France, dispose de son propre plan vélo, la surenchère d’annonces reflète autant une volonté de verdir les politiques qu’une bataille de visibilité. Les usagers, eux, attendent surtout des pistes continues et sécurisées. Au-delà des promesses chiffrées, c’est bien sur l’asphalte que se jouera le verdict : entre municipalités qui multiplient les aménagements et celles qui traînent des pieds, le vélo est devenu une arme politique autant qu’un mode de transport.
