SOCIÉTÉ MONDE

Collision aérienne près de Washington : une série de défaillances humaines à l’origine du drame qui a fait 67 morts en janvier

Monde. Un rapport d’enquête préliminaire publié par The New York Times révèle de nouveaux éléments sur les causes de la tragique collision aérienne surven…

Collision aérienne près de Washington : une série de défaillances humaines à l’origine du drame qui a fait 67 morts en janvier

Un rapport d’enquête préliminaire publié par The New York Times révèle de nouveaux éléments sur les causes de la tragique collision aérienne survenue le 29 janvier dans la région de Washington, entre un hélicoptère militaire Black Hawk et un avion commercial d’American Airlines. Le choc a coûté la vie à l’ensemble des 67 passagers et membres d’équipage des deux appareils, marquant l’accident aérien le plus meurtrier aux États-Unis depuis plus de deux décennies.

Selon le rapport, l’accident résulte d’une série d’erreurs humaines, de manquements aux procédures et de défaillances systémiques au sein de l’aviation militaire et civile. L’hélicoptère, engagé dans une mission d’entraînement de nuit, était piloté par la capitaine Rebecca Lobach. Celle-ci n’aurait pas exécuté un virage à gauche crucial, recommandé par son instructeur seulement 15 secondes avant la collision. Cette manœuvre aurait pu permettre d’éviter le croisement avec le vol 5342 d’American Airlines, alors en approche.

L’hélicoptère volait également au-dessus du plafond de 60 mètres autorisé pour cette zone, en s’appuyant sur une navigation à vue avec lunettes de vision nocturne — un dispositif qui, selon les enquêteurs, aurait pu fausser la perception de la distance et de la trajectoire.

Les instructions du contrôle aérien n’ont pas été suivies

Autre point critique : une instruction capitale du contrôle aérien enjoignant l’équipage militaire de « passer derrière » l’avion n’aurait jamais été correctement reçue. Cette erreur serait due à une transmission radio simultanée, provoquant une perte d’information vitale. De surcroît, le système de suivi du Black Hawk avait été désactivé, conformément aux protocoles de l’armée, rendant sa position invisible pour les contrôleurs aériens civils.

Le National Transportation Safety Board poursuit son enquête et devrait publier un rapport final début 2026. Mais les premières conclusions sont sans appel : cette catastrophe résulte d’une accumulation de failles humaines, de problèmes de coordination et de lacunes dans les procédures. L’affaire soulève également des questions sur la compatibilité des opérations militaires dans l’espace aérien civil, ainsi que sur la communication entre les deux sphères.

Partager cet article

Votre actualité, selon vos intérêts

Choisissez les rubriques et la langue de votre newsletter. Vous pourrez modifier vos préférences à tout moment.

Application Entrevue

L’info partout avec vous

Retrouvez l’actualité, les alertes et vos rubriques préférées dans une expérience pensée pour le mobile.

Écran Alertes de l’application Entrevue : les dernières alertes info
Écran de personnalisation des rubriques de l’application Entrevue
Écran Actu de l’application Entrevue : le récit à la une