La crise rattrape Gifi. L’enseigne de bazar, bien connue pour ses slogans accrocheurs et ses petits prix, vient d’annoncer la suppression d’environ 300 postes en France, soit 5 % de ses effectifs. En parallèle, 11 magasins vont définitivement baisser le rideau. En difficulté financière, le groupe tente de redresser la barre après deux années de pertes inédites.
Des suppressions d’emplois du siège aux rayons
Sur les 300 postes concernés, 116 sont liés à la fermeture des magasins répartis sur tout le territoire : Lyon, Thiais, Toulouse, Saint-Claude, Besançon… Les autres suppressions visent directement le siège de Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, où 186 salariés sont touchés. Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été présenté aux syndicats lors d’un conseil économique exceptionnel. Gifi avait déjà lancé une restructuration en janvier, soutenue par ses banques. En coulisses, la direction mise désormais sur une réorganisation de la gouvernance pour stabiliser l’activité.
Concurrence féroce et raté informatique
Si l’enseigne a encore réalisé 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2024, elle n’est plus rentable. En cause : une concurrence impitoyable, portée par les géants du discount comme Action ou Maxibazar, mais aussi par les plateformes low-cost comme Temu. Autre coup dur : un changement de système informatique en 2023 qui a sérieusement perturbé la logistique et les ventes. Jusqu’ici épargné par les plans sociaux, Gifi, fondé il y a plus de 40 ans, connaît ses premières pertes. Et tente aujourd’hui de sauver l’essentiel : sa survie.