Le département d’État américain a annoncé mercredi le refus de visa opposé au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et à d’autres responsables palestiniens, les empêchant de participer à l’Assemblée générale des Nations unies. Washington justifie cette décision par des accusations de soutien au terrorisme et d’obstruction au processus de paix.
Ce n’est pas la première fois que Mahmoud Abbas se voit refuser l’accès au sol américain à l’occasion de la grand-messe diplomatique annuelle de l’ONU. Le département d’État a confirmé mercredi, dans un communiqué officiel, que le président de l’Autorité palestinienne et plusieurs autres responsables de cette institution se verraient privés de visa pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies.
Washington articule sa décision autour de plusieurs griefs. Les autorités américaines reprochent aux responsables palestiniens visés de chercher à « internationaliser » le conflit israélo-palestinien, contournant ainsi ce que les États-Unis considèrent comme la voie légitime des négociations directes. Le département d’État invoque également des accusations de soutien ou de « glorification » du terrorisme.
Cette mesure s’inscrit dans une posture américaine de pression croissante sur l’Autorité palestinienne, dont les relations avec Washington se sont considérablement dégradées. En privant ses dirigeants de tribune onusienne, les États-Unis leur coupent l’accès à l’un des rares forums multilatéraux où la cause palestinienne peut être portée devant la communauté internationale.

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