Invité lundi soir de Sonia Mabrouk sur BFMTV, Pierre Gattaz a livré une charge sévère contre la pression fiscale et les responsables politiques qui, selon lui, méconnaissent profondément le fonctionnement des entreprises. L’ancien président du Medef estime que la France ne pourra pas régler ses problèmes de déficit en augmentant encore les impôts.
Pierre Gattaz a d’abord défendu la politique de l’offre qu’il avait portée lorsqu’il dirigeait le Medef sous François Hollande. Il rappelle avoir alors plaidé pour des baisses d’impôts et de charges afin de soutenir la croissance et l’emploi, assurant que cette stratégie avait permis la création d’un million d’emplois.
« Taxer, taxer, taxer »
L’ancien patron des patrons s’en est surtout pris aux formations politiques qui font de la fiscalité leur principal levier économique. « Leur programme, leur vision, c’est taxer. Taxer, taxer, taxer », a-t-il dénoncé. « On sait bien que les Français en ont marre d’être taxés », a-t-il poursuivi, jugeant que la France figure déjà parmi les pays où les prélèvements sont les plus élevés.
Pierre Gattaz a également défendu les chefs d’entreprise, qu’il qualifie pour leur immense majorité de « héros de la nation » parce qu’ils créent de la richesse, de l’emploi et de la croissance. Il reconnaît l’existence de comportements contestables chez certains dirigeants, mais estime qu’ils restent minoritaires et refuse que l’ensemble du patronat soit présenté comme prédateur.
Selon lui, les entreprises évoluent déjà dans un environnement particulièrement difficile, marqué par une croissance faible, une consommation atone ou encore les tensions commerciales internationales. Dans ce contexte, de nouvelles contraintes sur les salaires, les dividendes ou les « superprofits » risqueraient, selon lui, de décourager davantage les entrepreneurs.
Pour Pierre Gattaz, la priorité doit donc être la maîtrise de la dépense publique plutôt que l’instauration de nouveaux prélèvements. « On ne peut pas régler un problème de déficit avec des taxes », a-t-il martelé, estimant que quelques milliards de recettes supplémentaires ne compenseraient pas une mauvaise gestion structurelle des dépenses publiques.

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