Des dizaines de membres de l’organisation « Daech » en Afrique de l’Ouest ont été tués, et d’autres se sont rendus, à la suite d’une opération militaire conjointe entre les armées du Nigéria et du Niger, a annoncé l’armée du Niger (mercredi), une information confirmée par des sources de sécurité au Nigéria.
L’armée du Niger a publié (mercredi) un communiqué sur les résultats des opérations militaires menées cette semaine, précisant que celles-ci ont conduit à la mort de dizaines de combattants dans deux attaques, l’une à la frontière avec le Burkina Faso et l’autre à la frontière avec le Nigéria.
Attaque de « Daech » Le communiqué de l’armée du Niger indique qu’une de ses positions militaires près de la ville de « Diffa », à la frontière avec le Nigéria, a été attaquée lundi dernier par un groupe terroriste.
Le communiqué précise que l’attaque a impliqué au moins 300 combattants de « Daech », répartis sur des convois de motos, qui se déplacent rapidement et avec agilité dans une région boisée.
L’attaque a fait au moins quatre soldats nigérians tués et sept autres blessés, tandis que les assaillants se sont repliés vers le sud, en direction de la frontière avec le Nigéria.
L’armée a expliqué que l’aviation a poursuivi les assaillants, menant des frappes aériennes qui ont permis de « détruire un convoi composé de 30 motos et d’environ 50 combattants », tandis que les autres combattants ont fui vers le Nigéria.
Coordination à la frontière Les sources de sécurité au Nigéria ont confirmé qu’une « opération militaire conjointe » a eu lieu ces derniers jours entre les armées du Nigéria et du Niger, où l’aviation des deux pays a mené des « frappes aériennes dévastatrices » contre les combattants de « Daech ».
Ces sources ont précisé que « des frappes aériennes précises ont été réalisées lundi dans la ville frontalière de (Chitamari), au Niger, près de la ville de (Damasak) dans l’État de Borno, au Nigéria ».
Selon les mêmes sources, dès que l’attaque terroriste contre une position militaire au Niger a été signalée, deux avions de chasse « Super Tucano », soutenus par des capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance du Niger, ont été déployés, et les frappes aériennes ont causé « de lourdes pertes aux terroristes et ont stoppé leurs opérations ».
Un responsable de la sécurité a indiqué que « suite à ces frappes aériennes, plusieurs combattants de « Daech » se sont rendus dans l’État de Borno (Nigéria), remettant leurs armes et leurs motos ».
Il a précisé que les terroristes qui se sont rendus ont été identifiés comme étant des éléments clés derrière plusieurs attaques à Damasak, Geidam, Malam Fatori, et la région de Diffa, au Niger.
Le responsable a qualifié la reddition de ces combattants de « victoire importante dans la lutte continue contre le terrorisme dans la région du lac Tchad ».
Des groupes extrémistes sont présents dans la région du bassin du lac Tchad, où des attaques terroristes sanglantes se produisent depuis plus de 15 ans, certains de ces groupes étant alliés à « Daech » et d’autres à « Al-Qaïda ».
Ce conflit armé et violent a causé la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de millions de personnes de leurs foyers, au nord du Nigéria, au sud du Niger, à l’ouest du Tchad et au nord du Cameroun.
Ces dernières années, le Nigéria, le Niger, le Tchad et le Cameroun ont formé une force militaire conjointe pour lutter contre le terrorisme, obtenant des gains sur le terrain, mais n’ayant pas encore réussi à éradiquer complètement la menace.