Un malaise inédit toucherait le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), chargé de protéger quotidiennement Emmanuel Macron et sa famille. Selon une enquête de RTL publiée ce mercredi, sept membres de cette unité d’élite ont alerté ces derniers mois le médecin-chef de l’Élysée sur leur mal-être et sur des risques psychosociaux.
Des agents disent venir à l’Élysée « la boule au ventre »
Selon RTL, plus d’une quinzaine d’agents auraient envisagé cette démarche, avant que certains y renoncent par crainte de représailles. Sept l’ont finalement menée à bien. Des membres du service interrogés anonymement évoquent des reproches répétés, des tensions avec la direction et la crainte de conséquences sur leur carrière en cas de désaccord. L’un d’eux affirme venir travailler à l’Élysée « la boule au ventre ».
Ces tensions seraient apparues ou se seraient renforcées depuis l’arrivée d’un nouveau directeur à la tête du GSPR en septembre 2025. Certains agents lui reprochent notamment de favoriser les gendarmes au détriment des policiers au sein de cette unité historiquement mixte. RTL rapporte notamment onze promotions ou évolutions concernant des gendarmes contre deux du côté des policiers depuis son arrivée. La direction conteste pour sa part certaines mises en cause formulées à son encontre.
L’affaire dépasse la seule question des conditions de travail. Un membre du GSPR interrogé par RTL estime qu’« il en va de la sécurité du président de la République », considérant que la protection du chef de l’État nécessite une confiance et une coordination particulièrement fortes entre policiers et gendarmes. Autre signe de la crise interne : un syndicat de police a fait son entrée dans l’unité pour la première fois en 43 ans d’existence. Sollicité par RTL, l’Élysée n’avait pas répondu au moment de la publication de l’enquête.

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