La justice américaine a autorisé la remise en liberté sous caution de Mahdi Sadeghi, un ingénieur américano-iranien poursuivi dans une affaire liée à une attaque de drone meurtrière contre une base militaire américaine en Jordanie en 2024.
Cette décision intervient quelques jours avant l’ouverture de son procès. Jusqu’à présent, le tribunal avait refusé sa libération, estimant qu’il existait un risque de fuite avant son jugement.
Les autorités fédérales accusent Sadeghi d’avoir participé à un complot visant à acquérir illégalement des technologies utilisées dans des systèmes de navigation destinés aux drones militaires iraniens. Les procureurs estiment que ces équipements auraient pu contribuer au développement des capacités militaires de l’Iran et de groupes alliés dans la région.
L’attaque de drone menée en Jordanie en 2024, attribuée à des combattants soutenus par l’Iran, avait provoqué la mort de plusieurs militaires américains et entraîné une forte montée des tensions entre Washington et Téhéran.
Les avocats de la défense contestent les accusations et soutiennent que leur client n’a joué aucun rôle dans l’attaque. Ils affirment également que les éléments présentés par l’accusation ne démontrent pas une implication directe dans des activités militaires.
La juge fédérale chargée du dossier a finalement accepté la demande de libération sous caution, tout en imposant plusieurs conditions strictes destinées à garantir la présence de l’accusé lors de son procès.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de surveillance accrue des exportations de technologies sensibles vers l’Iran, alors que les autorités américaines multiplient les enquêtes visant les réseaux soupçonnés de contourner les sanctions imposées par Washington.
Le procès de Mahdi Sadeghi devrait permettre de déterminer si les preuves réunies par les enquêteurs sont suffisantes pour établir son implication dans l’acquisition illégale de technologies à usage militaire.
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