Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, prévoit de se rendre à Washington le lundi 7 avril, où il doit rencontrer le président américain Donald Trump pour des discussions portant, entre autres, sur le programme nucléaire iranien.
Le site d’information Axios a rapporté cette information le samedi 5 avril, citant « quatre sources bien informées ».
Selon le rapport, Netanyahou estime qu’il y a très peu de chances qu’un accord nucléaire soit conclu entre les États-Unis et l’Iran. Il souhaite donc discuter avec Trump de la possibilité de mener des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, dans le cas où la voie diplomatique échouerait.
Le rapport ajoute que les deux dirigeants aborderont également les droits de douane imposés par les États-Unis à Israël, ainsi que la situation dans la bande de Gaza.
Si cette visite a bien lieu comme prévu, Netanyahou serait alors le premier dirigeant étranger à rencontrer Donald Trump en face à face dans le but de négocier l’annulation des droits de douane.
Axios précise que cette visite était initialement prévue pour la mi-avril, mais des sources indiquent que la date pourrait changer en raison des audiences judiciaires à venir en Israël, liées à l’affaire de corruption financière visant le Premier ministre israélien.
Concernant le dossier iranien, le président des États-Unis a exigé un nouvel accord avec l’Iran garantissant que celle-ci ne cherchera pas à se doter de l’arme nucléaire.
Téhéran a refusé tout dialogue direct avec les États-Unis, tout en se déclarant prête à poursuivre les négociations via des médiateurs.
En réponse à cette position, le président Trump a déclaré, le 3 avril, que les conditions avaient désormais changé, estimant que Téhéran semblait désormais disposée à un dialogue direct avec Washington, car elle se sentait « affaiblie et vulnérable ».
Trump a également averti que si les négociations échouaient, de nouveaux tarifs douaniers seraient imposés à l’Iran, et des frappes militaires pourraient être envisagées.
De son côté, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a écarté la possibilité d’une attaque militaire, mais a promis une réponse ferme et puissante en cas d’agression.
Parallèlement, le Pentagone a renforcé sa présence militaire autour de l’Iran, notamment sur la base de Diego Garcia dans l’océan Indien, tandis que les frappes américaines se poursuivent contre les Houthis soutenus par l’Iran.