L’Union européenne a ajouté huit responsables russes à sa liste de sanctions pour graves violations des droits de l’homme et atteintes à l’État de droit, a annoncé le Conseil de l’UE dans un communiqué publié lundi.
Selon les autorités européennes, les personnes visées comprennent des membres du pouvoir judiciaire ayant participé à la condamnation de militants russes sur la base d’accusations qualifiées de politiquement motivées par Bruxelles. Figurent également parmi les sanctionnés des directeurs de colonies pénitentiaires accusés de détenir des prisonniers politiques dans des conditions jugées inhumaines ou dégradantes.
Parmi les cas cités figurent ceux d’Aleksei Gorinov et de la journaliste Maria Ponomarenko, incarcérés dans des établissements pénitentiaires russes. L’UE estime que leur traitement s’inscrit dans un schéma plus large de répression de la dissidence.
Les sanctions européennes consistent généralement en des gels d’avoirs au sein de l’Union et des interdictions de visa. Elles s’inscrivent dans le cadre du régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme.
Ces nouvelles mesures interviennent dans un contexte de relations déjà très tendues entre Bruxelles et Moscou, notamment en raison de la guerre en Ukraine et de la situation des libertés publiques en Russie.