La rentrée de lundi s’annonce incertaine dans plusieurs établissements scolaires. Alors que les principales organisations lycéennes appellent à des blocages mardi 3 novembre et jeudi 5 novembre, le mouvement Les Lycéens ! a fait savoir dimanche qu’il soutiendrait les établissements décidant de se mobiliser dès lundi 2 novembre. Cette prise de position pourrait avancer le calendrier de la contestation, après trois samedis de manifestations nationales contre la politique gouvernementale.
L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante maintiennent leurs appels à organiser des assemblées générales lundi, avant une journée de blocages mardi. Une nouvelle mobilisation est prévue jeudi, parallèlement à une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles. Les organisations de jeunesse entendent ainsi prolonger le mouvement au-delà des défilés du samedi, en faisant des lycées et des universités les principaux lieux de contestation.
Le gouvernement espérait une reprise normale des cours
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait pourtant appelé à une reprise des enseignements dès lundi. Après avoir reconnu que le gouvernement avait tardé à répondre aux revendications lycéennes, il avait engagé des discussions avec les représentants des élèves et les régions. Ces échanges n’ont pas convaincu les organisations les plus mobilisées de renoncer à leurs actions, qui portent notamment sur les conditions d’études et l’accès à l’enseignement supérieur.
L’ampleur réelle des blocages demeure inconnue. Les appels syndicaux ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer combien d’établissements seront concernés dès lundi matin. Mais la multiplication des initiatives laisse entrevoir une semaine délicate pour l’exécutif, qui devra concilier la continuité des cours, le droit de manifester et la sécurité des élèves.









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