La Russie a condamné vendredi la décision du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France de réactiver le mécanisme dit de « snapback », qui pourrait conduire à la réimposition de sanctions de l’ONU contre l’Iran en raison de son programme nucléaire.
Les trois pays européens, regroupés sous l’appellation E3, ont annoncé jeudi leur initiative après avoir accusé Téhéran d’avoir violé l’accord nucléaire conclu en 2015. Ce texte visait à empêcher la République islamique de développer une capacité d’armement nucléaire en échange d’une levée des sanctions internationales.
« Nous condamnons fermement ces actions des pays européens et appelons la communauté internationale à les rejeter », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Moscou a attribué l’échec de l’accord de 2015 non pas à l’Iran, mais aux États-Unis et à leurs alliés européens, qu’elle accuse d’avoir fragilisé le cadre de coopération.
La Russie, qui a signé cette année un accord de coopération stratégique avec Téhéran, réaffirme ainsi son soutien à l’Iran sur fond de tensions régionales croissantes. Moscou avait déjà dénoncé en juin les bombardements menés par Israël et les États-Unis contre plusieurs sites nucléaires iraniens.
Cette nouvelle escalade diplomatique illustre la polarisation internationale autour du dossier nucléaire iranien, au moment où l’Occident cherche à accroître la pression sur Téhéran tandis que Moscou et Pékin resserrent leurs liens avec la République islamique.
