BOGOTA, 3 juillet (Reuters) – La ministre colombienne des Affaires étrangères, Laura Sarabia, a annoncé jeudi sa démission, provoquant une nouvelle secousse au sein du gouvernement de Gustavo Petro, alors que l’exécutif est confronté à une vive controverse liée à l’attribution de l’impression des passeports nationaux.
Dans un message publié sur le réseau social X, Laura Sarabia a expliqué que sa décision était motivée par des désaccords avec certaines orientations récentes du gouvernement. « Ces derniers jours, des décisions ont été prises avec lesquelles je ne suis pas d’accord », a-t-elle écrit, évoquant un choix guidé par sa « cohérence personnelle et respect institutionnel ».
L’affaire concerne un litige autour du contrat d’impression des passeports colombiens, qui a connu un revirement administratif majeur. Le gouvernement a décidé de modifier les termes d’un accord existant, suscitant des critiques, y compris au sein de la propre équipe présidentielle. Sarabia avait exprimé son mécontentement vis-à-vis de cette décision, laissant entendre qu’elle désapprouvait la manière dont le dossier avait été géré.
Proche du président Petro, Laura Sarabia avait occupé le poste de cheffe de cabinet avant d’être nommée ministre des Affaires étrangères en janvier dernier. Son départ intervient à un moment délicat pour le président de gauche, déjà confronté à des tensions au sein de sa coalition et à plusieurs remaniements récents dans son cabinet.
Cette démission ajoute une nouvelle ombre au tableau pour Gustavo Petro, dont le mandat est régulièrement secoué par des polémiques internes. La gestion de ce conflit administratif autour des passeports, loin d’être anodin, a mis en lumière des divergences croissantes au sein de l’exécutif quant à la gouvernance et aux processus décisionnels.
Aucune annonce officielle n’a encore été faite sur le nom de son ou sa remplaçante à la tête de la diplomatie colombienne.
