À peine incarcéré, il a mis fin à ses jours. Le principal suspect dans le meurtre de sa compagne à Quimper a été retrouvé mort dans sa cellule de la maison d’arrêt de Brest dans la nuit de lundi à mardi. Selon le parquet, tout indique un suicide, survenu quelques heures après sa mise en examen pour meurtre sur conjoint. Quelques jours plus tôt, l’homme s’était présenté de son plein gré au commissariat de Quimper. Il affirmait que sa compagne, âgée de 46 ans, avait disparu sans laisser de traces. Le couple, parent de cinq enfants, vivait dans la ville bretonne. Mais très vite, les enquêteurs relèvent des contradictions dans son témoignage. Placé en garde à vue samedi, il finit par avouer le crime : il avait tué sa femme avant de dissimuler son corps dans un bois. Les recherches ont permis de retrouver la dépouille dimanche soir.
Un crime conjugal, une dissimulation, une issue brutale
Présenté dès le lendemain à un juge d’instruction, l’homme avait été mis en examen pour meurtre sur conjoint, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et modification de scène de crime. Il avait été immédiatement placé en détention provisoire. La suite s’est jouée en quelques heures : retrouvé mort dans sa cellule, il n’aura pas eu le temps d’être jugé. Ce féminicide s’ajoute à une longue liste. En 2023, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 96 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Un chiffre en recul par rapport à 2022, mais qui reste dramatique. Dans ce dossier, la violence s’est enchaînée à un rythme implacable : une disparition maquillée, un aveu, une incarcération… et un suicide, laissant cinq enfants orphelins.
