Invitée ce mercredi matin sur BFMTV face à Apolline de Malherbe, Ségolène Royal a défendu sa candidature à la primaire socialiste en vue de 2027. L’ancienne candidate à l’Élysée promet d’« apaiser la France éprouvée par ses années de macronisme » et a vivement critiqué la succession des réformes menées dans l’Éducation nationale.
Ségolène Royal estime que le débat sur la levée du drapeau dans les écoles constitue une « diversion » par rapport aux difficultés concrètes rencontrées par l’institution scolaire. « La question qui se pose, c’est le nombre de classes sans enseignants », a-t-elle affirmé, dénonçant les « sept ministres successifs pendant le macronisme » et leurs réformes à répétition.
« L’Éducation nationale en a assez »
L’ancienne ministre de l’Éducation nationale s’est notamment attaquée à la réforme du lycée et à la suppression des mathématiques du tronc commun, estimant que cette décision avait durablement perturbé le système. « Chaque fois qu’un ministre sort une marotte de son cerveau pour lancer une réforme, ça brutalise le système scolaire », a-t-elle lancé.
Ségolène Royal ne se dit pas opposée par principe à ce que la Marseillaise soit chantée dans les établissements, mais refuse d’en faire une priorité. Même position sur le drapeau ou l’uniforme, qu’elle présente comme des mesures secondaires voire des « gadgets ». Selon elle, l’urgence est d’abord de garantir la sécurité des élèves, des enseignants présents devant chaque classe et des conditions de travail permettant de transmettre dans de bonnes conditions.
Candidate à la primaire de la gauche, Ségolène Royal entend ainsi faire de l’école l’un des piliers de sa campagne. Elle refuse par ailleurs, à ce stade, de fermer définitivement la porte à une alliance avec La France insoumise, déclarant vouloir d’abord « voir ce que disent les électeurs ».

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