Les divisions se poursuivent chez Les Écologistes après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate. Invité de la matinale de RCF Notre-Dame ce mercredi 14 octobre, Yannick Jadot a de nouveau critiqué la stratégie de Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti. L’eurodéputé, qui avait apporté son soutien à Glucksmann, met en garde contre une candidature écologiste autonome qui risquerait, selon lui, de marginaliser sa formation lors de la présidentielle de 2027.
Yannick Jadot considère que les écologistes doivent participer à une dynamique politique plus large plutôt que de défendre coûte que coûte leur propre candidature. Il reproche à la direction actuelle d’entretenir une ambiguïté stratégique et affirme que le parti aurait perdu les deux tiers de son électorat en trois ans. Une appréciation politique dont le périmètre et les données de référence doivent être distingués des résultats électoraux officiels.
Deux stratégies opposées pour 2027
Pour Yannick Jadot, la victoire de Raphaël Glucksmann, obtenue dès le premier tour de la primaire avec 66,13 % des voix, offre une occasion de reconstruire un espace social-démocrate et écologiste. Il considère qu’une multiplication des candidatures pourrait affaiblir cette dynamique et conduire Les Écologistes à un résultat particulièrement faible.
Marine Tondelier défend une autre orientation. La secrétaire nationale souhaite préserver l’autonomie stratégique de son parti et continue de privilégier la perspective d’un rassemblement plus large de la gauche, comprenant notamment les écologistes. Elle avait d’ailleurs regretté la victoire d’un candidat refusant toute alliance avec La France insoumise.
Le désaccord dépasse la question des personnes. Il porte sur la stratégie présidentielle : faut-il rejoindre dès maintenant la campagne de Raphaël Glucksmann ou maintenir une candidature écologiste pour défendre un projet distinct et peser sur les négociations futures ?

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