Orange serait en discussions pour acquérir les 70 % de Telecel Ghana détenus par Telecel Group. L’opération offrirait au groupe français une implantation dans ce marché anglophone, où il ne dispose pas actuellement d’un opérateur local sous son contrôle. Les 30 % restants appartiennent à l’État ghanéen. Aucun accord définitif n’a toutefois été officiellement annoncé par les deux entreprises et le montant envisagé n’est pas connu. L’échéance évoquée pour une conclusion des négociations se situe à la fin de 2026.
Telecel Group avait repris cette participation majoritaire à Vodafone en 2023, avant de rebaptiser l’opérateur Telecel Ghana en mars 2024. L’entreprise possède des activités dans la téléphonie mobile, le fixe, l’accès à internet et les services financiers numériques. Pour Orange, une acquisition permettrait de s’appuyer immédiatement sur un réseau et une clientèle existants. Elle donnerait aussi accès à un concurrent déjà installé face à MTN, qui domine le marché ghanéen, tout en nécessitant des investissements pour renforcer sa position.
Un projet porté par la croissance des activités africaines
L’intérêt pour le Ghana s’inscrit dans le développement d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient. Au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires du groupe dans cette région a progressé de 13,9 %, tandis que son EBITDAaL, indicateur de rentabilité opérationnelle après loyers, a augmenté de 16,1 %. Cette dynamique donne un poids croissant à ces marchés dans la stratégie du groupe. Une implantation au Ghana élargirait sa présence en Afrique anglophone et lui permettrait de développer ses activités dans la consommation de données, les paiements mobiles et les services numériques.
L’aboutissement du projet dépendrait néanmoins des conditions financières négociées et des autorisations ghanéennes. Lors du transfert de Vodafone à Telecel en 2023, le régulateur avait notamment demandé des garanties sur les investissements, la gouvernance, l’emploi et l’amélioration du réseau. L’enjeu pour Orange serait donc de conjuguer expansion géographique et capacité à financer le développement de l’opérateur. Tant qu’un accord n’est pas confirmé, le dossier reste une perspective de croissance, dont la portée dépendra du prix payé et des engagements retenus pour le marché local.

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