Renault devra répondre devant la justice française dans le cadre du scandale du Dieselgate. Le constructeur automobile a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits présumés de tromperie aggravée, selon une ordonnance rendue par le juge d’instruction. Il devient ainsi le deuxième constructeur, après Volkswagen, à être renvoyé en correctionnelle en France dans cette affaire qui secoue l’industrie automobile depuis plusieurs années.
Les investigations portent sur des véhicules diesel répondant aux normes Euro 5 et Euro 6, commercialisés entre 2009 et 2017. La justice soupçonne Renault d’avoir calibré certains moteurs afin qu’ils respectent les normes d’émissions polluantes lors des tests d’homologation, tout en rejetant des niveaux plus élevés d’oxydes d’azote dans des conditions normales d’utilisation. Selon le parquet, ces émissions auraient contribué à la pollution atmosphérique et favorisé l’apparition de maladies respiratoires.
Renault conteste les accusations
Le procès ne devrait toutefois pas s’ouvrir avant plusieurs mois. Une audience de fixation est programmée le 1er avril 2027 afin d’établir le calendrier de la procédure. Parallèlement, les dossiers concernant Stellantis (Peugeot-Citroën) et Fiat Chrysler restent entre les mains des juges d’instruction, qui doivent encore décider d’un éventuel renvoi devant le tribunal.
Dans un communiqué, Renault affirme contester les accusations portées contre lui. Le constructeur souligne que ses véhicules ont été homologués conformément aux réglementations françaises et européennes en vigueur et rappelle que l’ordonnance du juge reconnaît l’absence de dispositif frauduleux sur ses modèles. L’entreprise indique qu’elle défendra son innocence ainsi que « le professionnalisme et l’éthique » de ses 100 000 collaborateurs devant la justice.
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