Des soldats nigérians ont secouru 33 personnes kidnappées samedi dans le nord-ouest du pays, dans la zone de Tsafe, au Zamfara. Les ravisseurs ont pris la fuite après avoir essuyé des tirs militaires.
L’armée nigériane a annoncé avoir intercepté un groupe de ravisseurs armés alors qu’ils déplaçaient leurs otages vers une destination inconnue. Les troupes, mobilisées conjointement avec la police dès l’annonce de l’enlèvement samedi après-midi, ont ouvert le feu sur les assaillants, qui ont abandonné leurs victimes et se sont enfuis dans la brousse environnante.
Le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Aliyu Danja, a confirmé que les 33 otages avaient été récupérés « sans aucune victime ». Il a précisé que les militaires cherchaient toujours à localiser les ravisseurs et a appelé la population locale à rester vigilante et à transmettre toute information utile aux forces de sécurité.
Les enlèvements contre rançon sont fréquents dans le nord-ouest du Nigeria. Des analystes estiment que les paiements effectués par des familles désespérées, des intermédiaires ou, dans certains cas, par les autorités nigérianes elles-mêmes, alimentent ce phénomène. Les grands axes routiers sont devenus des cibles privilégiées pour ces groupes armés.
Cette opération s’inscrit dans une série de succès récents des forces de sécurité nigérianes. Jeudi, la présidence avait annoncé la libération de plus de 300 personnes enlevées lors d’attaques distinctes, dont 163 victimes d’un raid commis en février sur les communautés de Woro et Nuku dans l’État de Kwara, où des dizaines de personnes avaient été tuées, et au moins 145 autres enlevées dans l’État de Niger. Quelques semaines plus tôt, 44 élèves et enseignants kidnappés lors d’une attaque contre une école dans l’État d’Oyo avaient été libérés après plus de cinquante jours de captivité.
Le président Bola Tinubu a annoncé mercredi une augmentation de salaire pouvant atteindre 80 % pour les soldats de rang inférieur, en signe de « profonde reconnaissance » envers ceux qui affrontent les menaces sécuritaires du pays. L’insécurité persistante, alimentée par le banditisme, les enlèvements et la violence de groupes armés dont des militants islamistes, s’est imposée comme un enjeu politique central à l’approche des élections de 2027.
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