Au lendemain du départ du pape Léon XIV, Cyril Hanouna a vivement critiqué Emmanuel Macron dans Tout beau, tout n9uf sur W9. L’animateur a opposé l’accueil réservé au souverain pontife pendant ses quatre jours en France à la politique menée par le chef de l’État depuis son arrivée à l’Élysée.
La visite de Léon XIV s’est achevée lundi à Metz, après des étapes à Paris et Lourdes. Emmanuel Macron, qui ne devait initialement assister à aucune messe célébrée par le pape, a finalement modifié son programme pour participer à la dernière célébration à la cathédrale Saint-Étienne de Metz.
« Il y a quelqu’un sur qui on peut compter, c’est le pape »
Mardi matin, Cyril Hanouna est revenu sur ces quatre jours de visite et a directement mis en cause Emmanuel Macron. L’animateur a estimé que le passage du pape avait permis aux Français de retrouver des repères qui, selon lui, ont disparu au cours de la présidence Macron.
Il a déclaré, reprenant l’intégralité de son propos diffusé dans l’émission : « Il y a quelqu’un sur qui on peut compter, c’est le pape. Emmanuel Macron, tu l’appelles quand tu n’as rien à dire. Les Français ont été laissés à eux-mêmes pendant 10 ans et, là, en 3 jours, ils ont retrouvé des repères. Macron a enlevé tous les repères des Français. Quand tu veux enlever les crèches… Les musulmans aiment se rassembler quand il y a le Ramadan, pareil pour les juifs avec Kippour. »
Cyril Hanouna associe ainsi sa critique d’Emmanuel Macron à la place des traditions religieuses en France. Il cite les crèches pour les chrétiens, puis le Ramadan et Kippour pour souligner l’importance, selon lui, de ces rendez-vous dans le rassemblement des différentes communautés religieuses.
Emmanuel Macron avait finalement décidé d’assister à la messe
La déclaration de Cyril Hanouna arrive après un changement de programme remarqué du président de la République. Quelques jours avant l’arrivée de Léon XIV, l’Élysée avait indiqué qu’Emmanuel Macron n’assisterait à aucune des messes prévues pendant le voyage pontifical.
Le programme a finalement été modifié dimanche soir. Emmanuel Macron a décidé d’assister lundi à la messe célébrée par Léon XIV à la cathédrale Saint-Étienne. Le maire de Metz, François Grosdidier, avait été prévenu la veille au soir, obligeant les organisateurs à revoir une partie du protocole. Le chef de l’État et Brigitte Macron ont finalement participé à la célébration.
Ce changement avait été détaillé dans notre article consacré à la décision d’Emmanuel Macron d’assister finalement à la messe de Léon XIV à Metz.
Macron et Léon XIV se sont retrouvés à Metz
Avant la messe, Emmanuel Macron et Léon XIV avaient participé au rendez-vous consacré à l’Europe et à la paix au centre des congrès Robert-Schuman. Le pape y a défendu le dialogue et les négociations comme instruments de paix, tout en évoquant les racines chrétiennes de l’Europe.
Emmanuel Macron a pour sa part évoqué les fondements gréco-romains et judéo-chrétiens de l’Europe. Il a également remercié Léon XIV pour les quatre jours passés en France, parlant d’une « nation fervente (…) et heureuse », avant de détourner une expression traditionnelle : « Nous dirons désormais, en mémoire de ces quatre jours : “Heureux comme Léon XIV chez nous”. »
Le président et son épouse ont ensuite assisté à la messe. Emmanuel Macron a retrouvé le pape après la cérémonie et les deux hommes se sont entretenus pendant environ une demi-heure avant le départ de Léon XIV pour Rome.
La journée avait également été marquée par le retard d’Emmanuel Macron à Metz, qui avait suscité des critiques alors que Léon XIV l’attendait.
Hanouna concentre ses critiques sur la question des « repères »
Cyril Hanouna retient surtout de la visite pontificale l’enthousiasme suscité par Léon XIV. Des foules importantes ont accompagné le pape pendant son déplacement, notamment à Paris, où la messe place de la Concorde a réuni environ 800 000 personnes selon le Vatican.
En affirmant que « les Français ont été laissés à eux-mêmes pendant 10 ans » et qu’ils ont « retrouvé des repères » en quelques jours, l’animateur formule une critique politique directe du chef de l’État. Sa déclaration intervient au lendemain du départ de Léon XIV, dont le premier voyage apostolique en France s’est achevé à Metz après quatre jours dans le pays.
