Bruno Retailleau précise son projet présidentiel sur les retraites. Le candidat des Républicains propose de fixer à 63 ans l’âge minimal de départ, tout en établissant le taux plein automatique à 65 ans. Une architecture qui peut sembler plus favorable que le système actuel sur l’âge du taux plein, mais qui prévoit une importante décote pour ceux qui choisiraient de partir dès l’âge minimal.
« L’âge minimal de départ, c’est 63 ans », a affirmé le président de LR mardi soir sur LCI. Un salarié partant à cet âge sans remplir les conditions spécifiques subirait une décote de 7 % par année le séparant du taux plein. À 65 ans, la retraite serait en revanche versée à taux plein même en l’absence de tous les trimestres requis.
Le taux plein évoluerait avec l’espérance de vie
Bruno Retailleau souhaite ensuite faire évoluer l’âge du taux plein en fonction de l’espérance de vie. Les modalités précises de cette indexation restent à définir. L’âge minimal de 63 ans, lui, ne serait pas automatiquement relevé. Des régimes spécifiques seraient maintenus pour le handicap, la maladie, la pénibilité et l’usure professionnelle.
Les personnes ayant commencé à travailler jeunes et disposant d’une carrière complète pourraient partir avec une retraite à taux plein dès 63 ans. Elles seraient néanmoins incitées financièrement à travailler jusqu’à 65 ans, notamment grâce à des exonérations de cotisations. Le candidat chiffre à 40 milliards d’euros sur cinq ans les économies cumulées de sa réforme.
Le projet comporte enfin un volet de capitalisation destiné aux jeunes actifs. À terme, Bruno Retailleau souhaiterait que cette épargne finance environ un quart à 30 % de leur future pension, avec parmi les pistes évoquées une cotisation représentant 1 % du salaire brut répartie entre salarié et employeur. Cette proposition reste celle du candidat LR et n’a évidemment pas valeur de réforme adoptée.

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