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Maroc : un an après les manifestations de GenZ 212, des familles réclament la libération des jeunes détenus

Maroc : un an après les manifestations de GenZ 212, des familles réclament la libération des jeunes détenus
Maroc : un an après les manifestations de GenZ 212, des familles réclament la libération des jeunes détenus

Une trentaine de mères se sont rassemblées samedi 26 septembre devant le Parlement à Rabat pour demander la libération de leurs fils, emprisonnés après les violences survenues en marge des manifestations du mouvement GenZ 212 à l’automne 2025. Certaines familles affirment que des mineurs figurent toujours parmi les détenus. Un comité de soutien aux prisonniers du mouvement avance le chiffre d’environ 750 jeunes encore incarcérés, dont certains seraient toujours en attente de jugement. Ce chiffre provient du collectif et n’a pas été confirmé par les autorités marocaines.

Le mouvement GenZ 212 était apparu à la fin de septembre 2025 à partir des réseaux sociaux, avec des revendications centrées sur la santé, l’éducation et la lutte contre la corruption. Une grande partie des rassemblements s’était déroulée pacifiquement, les organisateurs appelant eux-mêmes au calme. Deux nuits avaient cependant été marquées par des violences, des incendies, des dégradations et des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment à Leqliâa, près d’Agadir, où trois personnes avaient perdu la vie.

Plus de 2 400 personnes poursuivies après les violences

Fin octobre 2025, la présidence du ministère public avait annoncé que 2 480 personnes avaient été poursuivies à la suite des incidents, dont 1 473 placées en détention préventive, tandis que plus de 3 300 personnes interpellées avaient été relâchées après vérification de leur situation. Les autorités affirmaient alors disposer d’éléments suffisants concernant des faits allant de dégradations et incendies volontaires à des violences contre les forces de l’ordre. Elles assuraient également que les garanties de la défense et de la présomption d’innocence avaient été respectées.

Depuis, plusieurs procès ont conduit à des condamnations, des peines avec sursis et des libérations. À Casablanca, par exemple, treize prévenus condamnés en juin 2026 à un an de prison, dont huit mois ferme, ont pu sortir immédiatement après avoir déjà purgé cette durée en détention préventive. Deux autres sont restés incarcérés pour achever leur peine, tandis que trois prévenus comparaissant libres ont reçu du sursis. Une procédure distincte concernait six mineurs.

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