Les écoles maternelles et élémentaires sont concernées par la mobilisation de la fonction publique ce mardi 29 septembre. La FSU-SNUipp, premier syndicat du primaire, prévoit 40 % d’enseignants gréviste. Ce chiffre constitue une prévision syndicale et non un bilan de la participation effective. Les conséquences pour les élèves dépendent donc de la mobilisation dans chaque école, avec des situations susceptibles de varier fortement d’une commune à l’autre.
Les rémunérations occupent une place centrale dans les revendications. La FSU-SNUipp réclame une revalorisation salariale et d’autres choix budgétaires pour l’éducation, dans le cadre d’un mouvement plus large des agents publics. Le syndicat demande également des moyens supplémentaires pour les écoles et une amélioration de la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Pour les organisations mobilisées, les questions de salaire, d’attractivité des métiers et de conditions de travail doivent être traitées ensemble.
Un accueil prévu, mais une organisation à vérifier localement
Dans les écoles publiques, les règles prévoient un accueil des enfants lorsque leur professeur fait grève. Si moins de 25 % des enseignants d’une école ont déclaré leur intention de participer au mouvement, cet accueil relève de l’État. À partir de 25 %, son organisation revient à la commune. Ce seuil s’apprécie établissement par établissement : le taux national annoncé par le syndicat ne permet donc pas de connaître les modalités retenues pour une école précise. Les familles doivent se référer aux informations transmises par la direction et la mairie.
Interrogé lundi sur RMC, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a rappelé l’existence de ce dispositif, tout en indiquant ne pas connaître encore le taux de grévistes. Il a également reconnu la légitimité des revendications exprimées dans le cadre du mouvement. Les collèges et lycées sont eux aussi concernés par les appels à la mobilisation, mais leurs enseignants ne sont pas soumis à la même obligation de déclaration préalable. Les premiers bilans permettront de mesurer l’ampleur réelle de cette journée, au-delà des prévisions annoncées avant la grève.

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