La semaine prochaine pourrait débuter sous tension dans les transports franciliens. La CGT a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels de la RATP à partir du lundi 28 septembre à 19 heures, sans fixer de date de fin. Le syndicat place notamment la question du pouvoir d’achat au cœur de ses revendications et estime insuffisantes les réponses apportées jusqu’ici par la direction. Métro, RER, tramways et bus exploités par la régie peuvent donc être concernés, même si l’ampleur réelle du mouvement reste encore impossible à déterminer plusieurs jours avant son déclenchement.
Le caractère illimité du préavis donne au conflit une portée particulière. Il ne signifie pas que l’ensemble du réseau sera automatiquement paralysé pendant plusieurs jours, mais permet aux agents appelés à se mobiliser de prolonger le mouvement si les négociations n’aboutissent pas. Le niveau de perturbation dépendra surtout du nombre de grévistes selon les métiers et les lignes. Conducteurs, agents des stations, personnels de maintenance ou fonctions opérationnelles ne pèsent pas tous de la même manière sur la capacité de la RATP à maintenir son offre.
Un rapport de force qui se jouera dans les prochains jours
Pour les voyageurs, le moment décisif viendra avec les premières estimations de trafic communiquées à l’approche du 28 septembre. Certaines lignes pourraient fonctionner presque normalement tandis que d’autres seraient beaucoup plus fortement touchées. Les heures de pointe constituent le principal point de vigilance pour une région où plusieurs millions de déplacements reposent quotidiennement sur les transports collectifs. Le déclenchement à 19 heures lundi pourrait surtout faire du mardi 29 septembre la première véritable journée test du mouvement.
Au-delà des perturbations, le conflit remet sur la table la question des rémunérations et de l’attractivité des métiers de la RATP. La direction doit à la fois répondre aux revendications salariales et préserver la continuité d’un réseau déjà soumis à de fortes attentes en matière de régularité et de qualité de service. Les discussions des prochains jours détermineront donc si le préavis restera un moyen de pression syndical ou s’il débouchera sur un conflit durable susceptible de peser sur les déplacements en Île-de-France.

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